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Morts de chiens liés à des bactéries: vigilance étendue à la Vienne

Un chien se baigne dans une rivière (image d'illustration)

Un chien se baigne dans une rivière (image d'illustration) - Jorge Guerrero / AFP

La vigilance a été étendue à la rivière Vienne à la suite du décès d'un chien qui s'y était baigné.

L'appel à la vigilance en raison de la forte suspicion de présence de cyanobactéries s'est étendue cette semaine à la rivière Vienne après le décès d'un chien qui s'y baignait, après la Loire et le Cher, a-t-on appris mardi de source préfectorale.

Baignades interdites

Lundi en fin d'après-midi, "alors qu'une famille se baignait dans la rivière la Vienne dans le secteur de Chinon (Indre-et-Loire), leur chien a été pris de vomissements puis de convulsions. Transporté rapidement chez le vétérinaire, l'animal est décédé", a indiqué la préfecture d'Indre-et-Loire dans un communiqué.

"Même si l'origine du décès n'est pas encore établie, cet évènement présente des similitudes avec les décès de chiens dans les départements limitrophes provoqués par la présence de cyanobactéries qui se développent à la faveur du soleil et de la lumière dans certaines eaux calmes ou stagnantes", précise le communiqué.

La préfecture du Maine-et-Loire avait confirmé vendredi dernier la présence dans la Loire de cyanobactéries toxiques sur les lieux de baignades de plusieurs chiens décédés depuis le début du mois.

Bactéries présentes à cause de fortes chaleurs

En Maine-et-Loire, 12 intoxications de chiens dont 8 mortelles ont été signalées par les vétérinaires depuis le 9 août à la Direction départementale de protection des populations.

Début août, plusieurs cas d'intoxication mortelle de chiens qui s'étaient baignés dans la rivière Cher ont également été signalés dans les départements du Cher, de l'Indre et du Loir-et-Cher.

A Orléans, la baignade dans le plan d'eau de l'Île Charlemagne, attenant à la Loire, est interdite depuis une douzaine de jours en raison de la présence de cyanobactéries.

A la faveur de la chaleur et des basses eaux estivales, des algues sécrètent ces neurotoxines dont la responsabilité a été mise en évidence dans plusieurs cas de mortalité de chiens.

C.Br. avec AFP