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Malbouffe: les repas des cantines scolaires dans le viseur

Un rapport parlementaire appelle à améliorer la qualité des repas servis dans les cantines scolaires, déjà sources d'inquiétude pour les parents d'élèves.

Trop d’additifs, de sucres, de sels. Le contenu des assiettes dans les restaurants scolaires est montré du doigt par de nombreux parents, car source de mauvaises habitudes selon eux.

"Les enfants en général ne nous racontent pas tout. On leur dit simplement 'est-ce que tu as bien mangé?', ils nous répondent 'oui' mais on ne rentre pas dans le détail, et c'est vrai qu'eux-mêmes n'ont pas conscience qu'ils sont éduqués à une malbouffe", explique à BFMTV Nageate Belhacen, responsable de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du Val-de-Marne.

"Ce n'est pas le goût normal"

"J'aime pas trop moi, parce que ce n'est pas le goût normal, parce que quand je mange à la maison ce n'est pas le même goût", confirme sa fille Leïla, en classe de sixième.

Les parents réclament donc plus de légumes et de fruits issus de l'agriculture biologique, et moins de produits transformés. Ce qui va dans le sens du rapport sur l’alimentation industrielle proposé ce mercredi à l’Assemblée nationale, qui préconise entre autres l’amélioration des repas dans les cantines.

"Le vrai problème, c'est qu'il n'y a pas de réglementation sur les produits ultra-transformés, il n'y a aucune législation. Donc potentiellement, les industriels peuvent mettre à peu près tout ce qu'ils veulent dans la nourriture qui est donnée aux enfants", déplore Sandra Franrenet, journaliste et auteure du Livre noir des cantines scolaires.

"Les produits ultra-transformés qui contiennent des colorants, des conservateurs ou des agents de saveur pour donner un goût acceptable sont un fléau pour notre alimentation", abonde le député France insoumise Loïc Prud'homme, président de la commission d'enquête parlementaire sur l'alimentation industrielle, à l'origine du rapport.

Le texte préconise également que parents et enfants participent à des "commissions menus" pour l'élaboration de ces derniers, et que les cuisiniers en restauration collective aient une formation renforcée sur la qualité nutritionnelle des produits.

L.A., avec Thomas Chupin, Clémence Zdziech, Anne-Sophie Warmont et AFP