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Le "Cannabis social club français" menacé de dissolution

La fédération d'associations de culture de cannabis souhaite avoir une existence légale. (Photo d'illustration)

La fédération d'associations de culture de cannabis souhaite avoir une existence légale. (Photo d'illustration) - -

Le procureur de la République de Tours réclame la dissolution de l’association, qui souhaite réunir des cultivateurs de cannabis.

En se déclarant très officiellement aux autorités, ils voulaient "imposer" leur activité de cultivateurs de cannabis, mais la justice ne l’entend pas de cette oreille. Le procureur de la République de Tours Philippe Varin a requis jeudi en audience civile la dissolution du "Cannabis social club français", qui prône la dépénalisation de la substance.

Les statuts de l’association avaient été déposés le 4 mars à la Direction de la cohésion sociale. Le procureur demande la nullité de cette déclaration pour deux raisons: l’association "veut créer un lien entre toutes les associations des Cannabis social clubs, fédérer en quelque sorte des associations qui n'existent pas encore, elle est donc dépourvue d'objet" et même si elle avait été pourvue d'objet, "l'objet de l'association est illégal", a expliqué Philippe Varin.

Le porte-parole du mouvement déjà condamné

A l’origine du mouvement: Dominique Broc, un jardinier de 44 ans, condamné le 18 avril à huit mois de prison avec sursis et 2.500 euros d'amende pour détention et usage de drogue et refus de prélèvement d'ADN. Avec les Cannabis social clubs, il souhaite former des groupements d'adultes "basés sur l'amitié" qui cultivent ensemble du cannabis pour leur consommation personnelle, afin de "s'affranchir du marché noir", selon lui.

D’après le procureur, quatre ou cinq associations issues du mouvement "ont déposé leurs statuts dans les départements de la Vendée, la Creuse ou encore de Loire-Atlantique". Le tribunal doit décider du sort du "Cannabis social club français" le 20 juin prochain.

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