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A La Rochelle, le port du masque rendu obligatoire dans les rues du centre-ville

Le maire a pris cette décision notamment en raison de l'importante fréquentation touristique, qui empêche parfois le respect des mesures de sécurité.

La mesure entre en vigueur ce mercredi. Dans les rues du centre-ville de La Rochelle, autour du Vieux-Port, le port du masque est désormais obligatoire. Depuis lundi, il est exigé de le porter dans les espaces publics clos au niveau national, afin d'enrayer la reprise de l'épidémie de Covid-19.

La décision a été prise par la mairie, alors que la fréquentation touristique bat des records dans la préfecture de Charente-Maritime. Le soir, les rues sont noires de monde et la distanciation physique est devenue difficile.

La mesure ne semble guère appréciée par les badauds. "À l'extérieur c'est quand même surprenant, parce que visiblement tous les clusters naissent à l'intérieur donc je suis un peu surpris", estime un passant au micro BFMTV.

"Je me dis que de tous les endroits publics, le port c'est le plus aéré, donc je ne sais pas si c'est l'endroit en priorité que j'aurais mis obligatoire", ajoute une jeune femme.

Santé publique et économie locale

Jean-François Fountaine, le maire divers gauche de la commune, défend sa mesure:

"Ici sur le Vieux-Port, l'après-midi dans nos rues, on a un monde fou, des gens qui se croisent de très près, et donc il m'a semblé légitime d'imposer le port du masque dans cette zone centrale. Je pense que c'est responsabilisant, c'est dire aux gens, 'Venez à La Rochelle, vous serez en pleine sécurité'", fait valoir l'édile.

La mesure semble bien acceptée par les commerçants de la ville: "Il ne faut pas qu'il y ait un cluster à La Rochelle, ça serait le pire scénario qui puisse arriver, ça serait dramatique pour l'économie locale", confie un restaurateur.

Pour l'heure, aucune sanction n'est prévue, la police municipale fait de la pédagogie auprès des passants. À partir du 1er août, les contrevenants seront passibles d'une amende de 38 euros.

La préfecture a d'ores et déjà indiqué qu'elle ne s'opposerait pas à cette mesure, qui sera en vigueur jusqu'au 31 août.

Antoine Heulard avec Clarisse Martin