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La Bretagne, seule région de France métropolitaine où l’espérance de vie n'a pas diminué en 2020

Marché de Rennes (Ille-et-Vilaine) en mars 2021

Marché de Rennes (Ille-et-Vilaine) en mars 2021 - Damien MEYER / AFP

La hausse de la mortalité en Bretagne durant l'année 2020 est "la plus faible des régions françaises", écrit l'Insee dans un rapport publié ce mardi.

Dans un document publié ce mardi, l'Insee pointe du doigt la bonne santé démographique de la région Bretagne en 2020, comparée au reste du pays, et malgré la crise sanitaire du Covid-19. Ainsi, pour l'année 2020, "la Bretagne est la seule région de France métropolitaine où l’espérance de vie ne diminue pas", alors que dans le reste de l'Hexagone, "l’espérance de vie recule de 0,3 an pour les femmes et de 0,6 an pour les hommes".

Si l'Institut de statistiques note une baisse de la natalité dans la région sur l'année dernière (-1,2%) ainsi qu'une hausse de la mortalité (+1,3%), ces chiffres restent bien inférieurs aux données du reste de la France métropolitaine, où la natalité a baissé de 2,3%, et la mortalité a augmenté de 9,3%. La hausse de la mortalité en Bretagne est ainsi "la plus faible des régions françaises".

Évolution du nombre de décès entre 2019 et 2020 par région en France métropolitaine
Évolution du nombre de décès entre 2019 et 2020 par région en France métropolitaine © Insee, statistiques de l’état civil
L'institut de statistiques note même que cette augmentation d'1,3% sur l'année dernière "est semblable à celle observée en moyenne sur les dix dernières années, en rapport avec le vieillissement de la population".

Une région moins touchée par le Covid

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19 en France, la situation de la Bretagne a en effet souvent été pointée du doigt, car la région a été plus épargnée par l'épidémie. Ainsi, le 20 janvier, le taux d'incidence du coronavirus en Bretagne était de 96,5 cas pour 100.000 habitants, contre 192 au niveau national.

Des hypothèses climatiques - car la région connaît un climat plus doux l'hiver - ou encore géographiques, en raison de sa position plus excentrée - ce qui signifie moins de brassage de population - ont été avancées, mais aucune n'est pour le moment clairement validée.

"Bien que les conséquences de l’épidémie de Covid-19 aient été limitées en Bretagne sur l’ensemble de l’année, un impact important sur la saisonnalité des décès a pu être mesuré", note toutefois l'Insee. Ainsi, l'institut explique qu'en "mars-avril, une hausse de 5,4% des décès a été enregistrée en Bretagne, en particulier dans les départements du Morbihan (+ 6,9%) et de l’Ille-et-Vilaine (+ 6,3%)". Mais "ces excédents de mortalité restent toutefois bien inférieurs à ceux observés dans l’ensemble du pays (+ 28%)".

Durant la période estivale, la mortalité a ensuite diminué dans tous les départements bretons par rapport à 2019, excepté dans le Finistère, où "le nombre de décès a fortement augmenté au mois d’août (+ 19%), en lien probable avec des épisodes de forte chaleur". D'ailleurs, le Finistère est le seul département où l'espérance de vie a reculé dans la région, de 0,2 pour les hommes comme pour les femmes.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV