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L'ARS demande aux hôpitaux du Rhône de déprogrammer les opérations non urgentes "pour 15 jours"

Equipe de réanimation au chevet d'un malade du Covid-19 le 9 avril 2020, à l'hôpital franco-britannique de Levallois-Perret

Equipe de réanimation au chevet d'un malade du Covid-19 le 9 avril 2020, à l'hôpital franco-britannique de Levallois-Perret - LUCAS BARIOULET © 2019 AFP

Pour anticiper une saturation des lits de réanimation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les opérations non-urgentes vont être déprogrammées pour les 15 prochains jours.

Alors que l'épidémie de coronavirus continue de croître en Auvergne-Rhône-Alpes, l'Agence régionale de santé prend les devants, anticipant l'arrivée de patients dans les prochaines semaines.

Dans un communiqué publié ce vendredi, l'ARS indique qu'il faut désormais "augmenter rapidement les capacités d’accueil tant en hospitalisation conventionnelle qu’en réanimation."

Etablissements publics et privés concernés

Par conséquent, l'Agence régionale a demandé à tous les établissements de santé "publics et privés" dans le Rhône, le Nord Isère, les Alpes Dauphiné et la Loire "de déprogrammer toutes les activités opératoires et interventionnelles non urgentes et sans préjudice de perte de chance avérée à court terme pour les patients".

Cette déprogrammation "ne concerne donc pas la chirurgie ambulatoire ni les activités de médecine", précise l'Agence.

37% des lits occupés par des patients Covid

Selon le décompte de l'ARS, 1567 patients Covid étaient hospitalisés ce jeudi, dont 571 dans le Rhône, 307 dans la Loire et 242 en Isère. Parmi eux, 254 se trouvent actuellement en service de réanimation ou de soins intensifs, dont 112 dans le Rhône, 49 dans la Loire et 36 en Isère.

Au total, sur les 671 lits de réanimation actuellement ouverts -contre 559 en temps normal- 37% sont occupés par des malades atteints du Covid-19 et 50% par des personnes atteintes d'une autre pathologie. "Ainsi, près de 90% des lits de réanimation aujourd’hui 'armés' sont occupés", précise l'ARS.

En tout, la région a la possibilité de mobiler jusqu'à 1300 lits, mais cela supposerait "une déprogrammation complète des activités au profit de la Covid-19", écrit l'ARS, "ce qui n’est pas envisagé aujourd’hui ni souhaitable".

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions