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"Je reviens de l'enfer": après un mois à l'hôpital et un transfert en Vendée, ce patient guéri rentre chez lui

Marc Proust a fait partie du premier transport de patients transférés de l'Alsace vers des hôpitaux de la côte Atlantique, le 26 mars dernier.

Pour la première fois ce jeudi, le nombre de patients en réanimation en France a diminué, a annoncé hier le Directeur Général de la Santé Jérôme Salomon. BFMTV est allé à la rencontre de Marc Proust, 68 ans, qui après un mois à l'hôpital, un passage en réanimation et un transfert de Strasbourg vers La Roche-sur-Yon (Vendée), est enfin guéri, et a pu rentrer chez lui ce jeudi.

Contaminé par le nouveau coronavirus mi-mars, son état s'était dégradé, et il avait dû être hospitalisé.

"Franchement bravo aux soignants, aux ambulanciers... Ils font un boulot, il faut le vivre pour le croire", lance-t-il, sur le pas de sa porte, à quelques secondes de rentrer chez lui.

"Le fameux train mis en place, je n'en ai aucun souvenir"

Cet homme fait partie des patients placés dans le premier TGV médicalisé qui part le 26 mars de Strasbourg (Bas-Rhin) pour se rendre à Nantes (Loire-Atlantique), afin de transférer des personnes atteintes du Covid-19 dans des hôpitaux ayant plus de place pour les accueillir. De Nantes, il est conduit dans un hôpital de La Roche-sur-Yon. Si ce transport sanitaire a fait beaucoup de bruit en France, Marc Proust, lui, en garde peu de souvenirs.

"On m'a intubé, et après pour moi c'était le trou noir. Il y a eu le fameux train mis en place, je n'en ai aucun souvenir", explique-t-il à BFMTV. Il se réveille le 31 mars, après 10 jours placé dans un coma artificiel.

"Je reviens de l'enfer"

Lors de ces jours passés dans le coma, il confie avoir failli lâcher prise: "Je reviens de l'enfer, j'ai dû faire partie des gens qui glissent, dérapent et qui au dernier moment s'accrochent", raconte-t-il. S'il est guéri, son corps porte encore les traces de la maladie. Il souffre d'un souffle court, de pertes d'équilibre et de douleurs musculaires, rapporte RMC.

De retour chez lui, Marc Proust a pu retrouver sa femme. Elle aussi a été atteinte du coronavirus, mais sa situation ne s'étant pas aggravée, elle avait pu retourner à leur domicile depuis trois semaines. 

Salomé Vincendon