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Guadeloupe: des parents d’élèves manifestent contre le port du masque dès 6 ans

Ecole Raphaël Cipolin en Guadeloupe.

Ecole Raphaël Cipolin en Guadeloupe. - Hélène Valenzuela

Des dizaines de parents se sont dressés lundi contre l'obligation, nouvelle en Guadeloupe, du port du masque pour les élèves de l'école primaire, et ce, dès l'âge de six ans. Si l'île bénéficiait jusqu'ici d'un aménagement qui l'exemptait de cette mesure, l'arrivée des variants sur place a changé la donne.

Plusieurs dizaines de parents d’élèves se sont mobilisés, lundi, au rectorat de la Guadeloupe, pour dénoncer le port du masque obligatoire pour les enfants dès l’école élémentaire, mesure applicable pour la première fois dans l’archipel à partir de lundi.

Jusque là, compte tenu de sa situation sanitaire plus favorable, la Guadeloupe bénéficiait d’un aménagement de cette mesure, pourtant en vigueur en France hexagonale, grâce au décret préfectoral du 16 octobre, qui n’imposait le masque qu’à partir de 11 ans. Or, l’arrivée de variants sur le territoire a changé la donne. "Le port du masque devient obligatoire à l’école élémentaire", annonçait ainsi le Rectorat dans un communiqué, le 18 février.

Une lettre ouverte

Dans une lettre ouverte, les parents de l’école Fernande Bonchamps, à Pointe-à-Pitre, dénonçaient cette mesure, le 20 février mettant en avant "nos températures, et aujourd’hui notre carême durant lequel forcément il sera impossible pour nos enfants de supporter un masque toute la journée ; Sans compter nos écoles, nos classes à l’intérieur desquelles le manque d’aération, de ventilation, de climatisation est criant".

Lundi, après avoir rencontré une délégation de parents d’élèves, mobilisés suite à des appels sur les réseaux sociaux, la rectrice d’Académie, Christine Gangloff-Ziegler a expliqué sur RCI Guadeloupe (Radio Caraïbes International) avoir convenu "de remonter leurs doléances auprès de notre ministère pour qu’ils en aient connaissance".

La mesure sera appliquée "progressivement" sur la semaine avec des "mesures de soutien" notamment "pour les familles en plus grande difficulté sociale", a encore indiqué la rectrice.

R.V. avec AFP