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Coronavirus: pour Didier Raoult, "nous vivons dans une société terrifiée"

Le Professeur Didier Raoult à Marseille, le 26 février 2020

Le Professeur Didier Raoult à Marseille, le 26 février 2020 - GERARD JULIEN / AFP

L'Organisation mondiale de la Santé a mis en garde les pays européens: le Vieux-continent entre dans une phase décisive de la lutte contre le Covid, avec la rentrée et l'arrivée de l'automne.

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"Tout ça est dérisoire", réagit une biologiste sur BFMTV

"Je ne sais pas si ces histoires sont avérées, il faudra laisser la justice faire son travail", a réagi Stéphanie Haïm Boukobzan, biologiste médicale sur notre plateau ce mercredi soir.

"Mais mon sentiment c'est que tout ça est dérisoire, c'est le fait d'un ou deux laboratoires qui auraient des pratiques que toute la profession condamne, s'ils sont avérés", a dénoncé cette membre du syndicat des jeunes biologistes médicaux.

100 euros pour se faire tester en deux heures?

Une mère de famille a déclaré au micro BFMTV ce mercredi qu'une clinique de Seine-Saint-Denis proposait de monétiser 100 euros des tests de dépistage rapides du Covid-19.

"Je me suis rendue dans une clinique à Saint-Denis, alors que depuis ce matin j'essaie de faire un test avec mes enfants pour reprendre le travail et l'école", raconte Saïda sur notre antenne, précisant qu'il s'agissait de "gens qui venaient essentiellement des aéroports attendaient depuis 4h du matin".

"Un monsieur de l'hôpital, habillé en blanc, est sorti et il proposait aux gens, s'ils le souhaitaient, d'avancer 100 euros pour avoir le test en deux heures. Moi j'ai trouvé ça honteux donc je suis partie", poursuit cette femme.

Raoult évoque une "complicité intellectuelle" avec Macron

Le Pr Raoult a évoqué, ce mercredi sur LCI, "une complicité intellectuelle" avec le président Macron, alors que le chef de l'Etat lui avait rendu visite au mois d'avril dernier à Marseille.

"J'ai bien aimé discuter avec lui, il est charmeur et intelligent", a déclaré l'infectiologue.

Pour Raoult, "il y a eu une bouffée délirante" au sujet de l'hydroxychloroquine

"Il y a eu une seule bouffée délirante de l'histoire de l'hydroxychloroquine. L'étude parue dans The Lancet est une bouffée délirante. Vous ne réalisez pas comment un journal comme The Lancet a pu croire, comment le ministre et l'OMS ont pu croire ça", s'étonne Didier Raoult ce mercredi sur LCI.

"Pour le gouvernement français, j'hésite entre une bouffée délirante et l'incapacité de remettre les choses à plat. (...) Tout ça, c'est de la folie", poursuit-il.

"Nous sommes dans une société terrifiée", déplore Raoult

Le professeur Didier Raoult, invité sur LCI ce mercredi soir, a déploré "l’excès de peur" qui, selon lui, régit désormais nos sociétés.

"L'excès de peur c’est le danger majeur et c’est ce qui se passe actuellement. Il y a une déconnexion entre la peur et la réalité qui est effarante parce que nous sommes une société terrifiée", a-t-il déploré.

Olivier Véran précisera jeudi la stratégie du gouvernement

Le ministre de la Santé Olivier Véran fera jeudi un point sur la stratégie du gouvernement face au Covid-19, notamment en matière de tests, alors que le projet de loi prolongeant de six mois la possibilité de restreindre rassemblements et déplacements a été examiné mercredi en Conseil des ministres.

Le rendez-vous portera notamment sur la stratégie des tests, souvent décriée pour ses retards, la territorialisation, l'obligation du port du masque, le vaccin ou encore l'application StopCovid.

Fin de l'état d'urgence sanitaire à Mayotte et en Guyane

L'état d'urgence sanitaire va être levé à Mayotte et en Guyane, en raison d'une évolution plus favorable de la situation sanitaire, a annoncé ce mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres.

"L'évolution sanitaire dans ces territoires permet de mettre fin dès aujourd'hui à l'état d'urgence, et à Mayotte et la Guyane de rentrer dans le régime transitoire, c'est-à-dire le même régime que le reste du pays", a-t-il précisé.

Madrid envisage de reconfiner les zones les plus touchées de la ville

La région de Madrid, épicentre du rebond de l'épidémie de Covid-19 en Espagne, a annoncé qu'elle envisageait de confiner les zones de la ville ou de la région enregistrant la plus forte hausse du nombre de cas de Covid-19.

Antonio Zapatero, numéro deux des autorités régionales de Madrid en matière de santé, a évoqué devant la presse un "confinement par zones de santé" - dont dépend chaque patient dans son quartier ou sa ville - "ayant la plus grande incidence" de nouveaux cas par rapport à leur population.

Ces "restrictions au niveau des rassemblements de personnes et aussi de la mobilité" seront annoncées "d'ici à la fin de la semaine", a-t-il ajouté.

Plusieurs quartiers modestes du sud de la capitale espagnole et villes des alentours ont enregistré ces deux dernières semaines un nombre de cas dépassant les 700 pour 100.000 habitants. Le quartier de Puente de Vallecas à Madrid dépasse même les 1000.

À titre de comparaison, l'incidence au niveau national, déjà l'une des plus élevées d'Europe, est d'environ 280 pour 100.000 habitants, contre un peu plus de 160 en France par exemple.

Un Français sur deux a une bonne opinion de Didier Raoult, selon un sondage

Contesté par ses pairs, Didier Raoult conserve malgré tout le soutien d'une majorité de Français: ils sont 52% à avoir une bonne opinion de l'infectiologue marseillais, selon un sondage Harris Interactive: c'est 7 points de plus que lors de la précédente étude, réalisée fin mai. Et ce malgré les études qui ont depuis démenti l'efficacité du traitement qu'il défend, l'hydroxychloroquine, dans le traitement du Covid-19.

Seuls 33% des Français disent avoir une mauvaise opinion de lui, et 15% ne se prononcent pas.

La présidente de la Commission européenne réclame "une Union européenne de la santé"

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen appelle à une "Union européenne de la santé", alors que les États membres ont fait face en ordre dispersé à la pandémie de Covid-19.

"Nous devons faire en sorte que notre nouveau programme 'L'UE pour la santé' résiste à l'épreuve du temps (...) Nous créerons une agence de recherche et de développement biomédicaux avancés au niveau européen, comme cela existe aux États-Unis", a-t-elle affirmé devant le Parlement européen.

Vaccins: de premiers résultats des tests d'efficacité peut-être "fin novembre"

Donald Trump espère un vaccin d'ici un mois, mais est-il réaliste? Invité ce matin de BFMTV, Stéphane Paul, membre du comité vaccin Covid-19, rappelle que "neuf candidats vaccins" sont actuellement en phase 3, "la dernière phase pour évaluer (leur) efficacité clinique".

"On espère avoir les premiers résultats sans doute pour quatre de ces premiers vaccins au cours de la fin de cette année, on l'espère fin novembre pour des essais d'efficacité", a-t-il précisé. "On attend ces données-là, préliminaires", pour ensuite enclencher une "utilisation d'urgence", "probablement dans un premier temps sur des populations ciblées" - par exemple les personnes âgées et le personnel soignant.

81 établissements scolaires et plus de 2100 classes fermés

Le coronavirus continue d'avoir un impact sur la rentrée scolaire. Ce mercredi matin, "81 établissements sont fermés, un peu plus de 2100 classes sont fermées et on a à peu près 1200 nouveaux cas de Covid-19 d'élèves (...) par rapport à la semaine précédente", a annoncé Jean-Michel Blanquer sur LCI.

"Des chiffres qui restent très limités", qui correspondent à environ "0,13% des écoles et établissements", a estimé le ministre de l'Éducation nationale.

Où acheter les masques les moins chers?

La baisse du prix des masques continue. Le lot de 50 est désormais vendu au prix moyen de 23,24 euros en grande distribution, selon A3Distrib.

Mais cette diminution cache d'importantes disparités entre les enseignes: si Carrefour qui fait la course en tête avec le tarif le plus agressif (14,86 euros en moyenne), Auchan est la moins bien classée avec un tarif moyen juste en-dessous de 25 euros.

Donald Trump affirme qu'un vaccin pourrait être prêt dans un mois

Donald Trump accélère ses propres prédicitions - déjà étonnament optimistes. Selon le président américain, "nous sommes très proches d'un vaccin" contre le Covid-19, "à quelques semaines" même. "Ça pourrait être trois semaines, quatre semaines", a-t-il assuré sur la chaîne ABC News.

Les démocrates ont dit s'inquiéter de la pression politique mise par Donald Trump sur les autorités sanitaires gouvernementales et sur les scientifiques pour faire précipitamment approuver un vaccin, à temps pour renverser la tendance avant le scrutin qui l'opposera à Joe Biden le 3 novembre.

Des experts, dont le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses Anthony Fauci, disent que l'homologation d'un vaccin devrait plus probablement arriver à la fin de l'année.

L'Inde franchit la barre des 5 millions de cas

C'est l'un des pays où la pandémie s'étend désormais de plus en plus rapidement. L'Inde vient de franchir la barre des cinq millions de cas de coronavirus, selon les chiffres du ministère de la Santé.

La seconde nation la plus peuplée de la planète, qui a enregistré un million de nouvelles contaminations en seulement onze jours, enregistre désormais 5,02 millions de cas, juste derrière les États-Unis, qui en comptent 6,59 millions.

L'Europe dans une phase décisive, selon l'OMS

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à l'évolution de la situation sanitaire. À en croire l'Organisation mondiale de la Santé, l'Europe entre dans une phase décisive de la lutte contre le Covid-19, avec la rentrée scolaire un peu partout sur le Vieux-continent et la prochaine arrivée de l'automne.

Il est temps d'arrêter de "poursuivre des chimères" et de prendre des décisions dures pour protéger les plus vulnérables et maintenir les jeunes à l'école, quitte à accepter des sacrifices inévitables, a averti le directeur des Situations d'urgence de l'OMS Michael Ryan.

"L'Europe aborde une saison où les gens vont commencer à retourner dans les espaces intérieurs. La pression de l'infection va augmenter", a-t-il mis en garde.

Des compromis devront être faits pour maintenir à la fois les plus jeunes et les plus âgés dans la vie sociale, a-t-il souligné. "Le seul moyen est que les adultes maintiennent une distance suffisante pour favoriser une baisse de la contagion". "Qu'est ce qui est le plus important: le retour de nos enfants dans les classes ou l'ouverture des nightclubs et des bars?", a-t-il lancé.

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