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Des médecins affirment que la greffe de coeurs de porcs chez les humains sera possible d'ici trois ans

Une opération de chirurgie (photo d'illustration)

Une opération de chirurgie (photo d'illustration) - RODGER BOSCH / AFP

Les coeurs de porcs, très similaires à ceux des humains, sont souvent utilisés dans la recherche cardiaque.

Des coeurs de porcs pourraient être transplantés chez les humains d'ici trois ans, d'après un rapport citant Terence English, chirurgien pionnier de la greffe cardiaque au Royaume-Uni, d'après The Guardian ce lundi. 

À l'occasion du 40e anniversaire de la première greffe de coeur réussie, Terence English a déclaré au Sunday Telegraph qu'un membre de son équipe allait tenter de greffer un rein de porc sur un humain cette année.

"Si le résultat de la transplantation est satisfaisant, il est probable que les cœurs de porcs soient également utilisés d'ici quelques années", "si cela fonctionne avec un rein, cela fonctionnera avec un coeur", affirme le docteur âgé de 87 ans. 

Les coeurs de porcs souvent utilisés par la recherche

Les coeurs de porcs et d'hommes sont très similaires, permettant beaucoup d'expériences dans la recherche cardiaque. Une équipe internationale de scientifiques a ainsi découvert qu'en greffant un petit morceau de matériel génétique appelé microARN-199 sur un coeur de porc ayant subi une attaque, cela permettait la régénération des cellules. Il y avait une "récupération presque complète" de la fonction cardiaque après un mois.

"Un traitement qui aide le cœur à se réparer après une crise cardiaque est le Saint Graal pour les cardiologues", a déclaré Ajay Shah, titulaire de la chaire de cardiologie de la British Heart Foundation. "Cette étude démontre de manière convaincante pour la première fois que cela pourrait effectivement être réalisable, et ce n'est pas seulement une chimère", a-t-il affirmé. 

Cependant, des obstacles considérables subsistent avant que les greffes puissent être testées sur des patients ayant fait une crise cardiaque. La plupart des porcs traités sont morts après car le microARN-199 continuait à se propager de manière incontrôlée.

Alexandra Jaegy