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Covid-19: selon Olivier Véran, "un malade est admis en réanimation toutes les dix minutes"

Un kinésithérapeute effectue des soins de rééducation sur un patient Covid de réanimation à l'hôpital central de Nancy, le 8 février 2021

Un kinésithérapeute effectue des soins de rééducation sur un patient Covid de réanimation à l'hôpital central de Nancy, le 8 février 2021 - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

La tension hospitalière s'aggrave alors que la cinquième vague de la pandémie de Covid-19 se poursuit en France. Olivier Véran a déclaré ce vendredi que de plus en plus de patients arrivaient en réanimation, situation qui ne devrait pas s'améliorer avant le mois de janvier.

Un chiffre qui montre l'ampleur de la cinquième vague. Invité sur Franceinfo ce vendredi, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a déclaré qu'en France aujourd'hui, "un malade est admis en réanimation toutes les dix minutes, jour et nuit". Il a d'ailleurs fait un parallèle avec la "deuxième et la troisième vague".

"Les modèles Pasteur nous avaient dit que nous serions à 2000 patients Covid en réanimation le 5 décembre. Ce sera le cas probablement le 4 décembre, donc nous sommes sur les modèles, et même un peu en avance", a expliqué le ministre.

Vers un pic fin janvier

En utilisant les mêmes données, il estime que le pic de la vague pourrait intervenir à la fin du mois de janvier. Pour faire face à l'aggravation de l'épidémie d'ici là, Olivier Véran met en avant "deux paramètres fondamentaux": les vaccinations de rappel ainsi que les gestes barrières.

La vaccination des enfants pour bientôt

"En faisant 400.000, 500.000, 600.000 doses de rappel par jour, vous allez amputer la vague", résume le ministre, qui ajoute que le chiffre de 500 000 injections quotidiennes a été atteint. Pour poursuivre cet effort, Olivier Véran a également promis qu'entre 600 et 700.000 créneaux de vaccination s'ouvriraient tous les jours.

"Nous avons suffisamment de vaccins à ARN messagers pour vacciner tout le monde, donc on n'est pas dépendant des livraisons à venir", a assuré le ministre de la Santé.

La vaccination pour les jeunes âgés de 5 à 11 ans "sujets à des formes graves" devrait d'ailleurs également se lancer à la fin du mois de décembre. En janvier, en cas de validation par la Haute autorité de santé, tous les enfants pourront recevoir une injection, a-t-il encore indiqué.

Anthony Audureau