BFMTV

Covid-19: pourquoi le variant Omicron ne remet pas en cause l'intérêt d'une troisième dose vaccinale

Une personne âgée reçoit son vaccin de rappel à Paris, le 13 septembre 2021.

Une personne âgée reçoit son vaccin de rappel à Paris, le 13 septembre 2021. - Thomas Coex / AFP

Si les chercheurs ont encore peu d'informations quant à la dangerosité du variant Omicron ou l'efficacité du vaccin sur ce dernier, ils assurent toutefois que la dose de rappel reste essentielle. Notamment pour lutter contre Delta, encore très majoritaire en Europe.

Contagiosité, efficacité des vaccins, formes graves... Les chercheurs n'ont pas encore de réponse sur le variant Omicron mais le martèlent: la dose de rappel reste essentielle pour lutter contre la pandémie.

Le co-fondateur de BioNTech, à l'origine du vaccin contre le Covid développé avec Pfizer, considère que le nouveau variant pourrait causer davantage d'infections parmi les personnes vaccinées.

Ces dernières devraient toutefois rester protégées contre les formes graves du virus. "Notre message est: ne paniquez pas, le plan reste le même. Accélérez l'administration de la 3e dose", explique Ugur Sahin.

Mutations de la protéine spike

Dans le Financial Times, le patron de Moderna, Stéphane Bancel, s'est montré pessimiste en estimant qu'il y aurait une "baisse significative" de l'efficacité des vaccins alors que le nouveau variant se répand dans le monde comme une traînée de poudre.

Il a expliqué que les chercheurs s'inquiétaient que 32 des 50 mutations trouvées dans le variant Omicron se situent dans la protéine spike, la clef permettant au virus d'entrer dans l'organisme.

D'après Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis (Paris) des réponses sont attendues "à la fin de la semaine prochaine".

Le variant Delta reste la priorité

Et en attendant, les scientifiques se veulent rassurants: si les vaccins actuels se montraient moins efficaces sur le nouveau variant, ils pourraient le rester quand même en partie. Ce ne sera pas "un effet on/off", a souligné cette semaine Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat, à Paris.

"Il ne faut pas se tromper d'ennemi, pour l'instant c'est le variant Delta", a insisté Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique français.

Rien ne dit d'ailleurs pour le moment qu'Omicron viendra le détrôner. Si cela arrivait, cela prendrait de toute façon plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

D. R. avec AFP