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Santé

Covid-19: le ministère de la Santé estime "atteignable" l'objectif des 50 millions de primo-vaccinés fin août

Vaccination contre le covid-19 dans un camping, vendredi 13 août 2021 à Argelès-sur-mer (sud de la France)

Vaccination contre le covid-19 dans un camping, vendredi 13 août 2021 à Argelès-sur-mer (sud de la France) - RAYMOND ROIG © 2019 AFP

Malgré un nombre d'injections en baisse la semaine du 9 août, 3,1 millions contre 3,5 millions la semaine précédente, le gouvernement espère atteindre les 50 millions de premières doses à la fin du mois.

En dépit d'un ralentissement des prises de rendez-vous, le gouvernement maintient son objectif de 50 millions de vaccinés avec une première dose à la fin août, qu'il juge "atteignable" grâce à un "effet rebond" escompté à l'approche de la rentrée.

"On est à 46,5 millions de primo-vaccinés, il nous manque 3,5 millions pour arriver à l'objectif", disait on mardi au ministère de la Santé, lors d'un point sur la vaccination.

Le ministère a admis qu'il y avait eu "un ralentissement" la semaine passée (du 9 août) avec 3,1 millions d'injections contre 3,5 millions la semaine précédente, dont 1,5 millions de primo-injections.

Selon le ministère, "il y a environ 100.000 rendez-vous de primo-injections pris chaque jour contre 150.000 au début du mois".

Pour la plateforme de réservation Doctolib, le cap des 50 millions sera atteint le 4 septembre contre le 29 ou 30 août, estimé précédemment.

Pas "un effondrement", mais un "fléchissement"

Il s'agit d'un "fléchissement, d'un essouflement" mais "pas d'un effondrement car il y a encore un nombre très conséquent de Français qui souhaitent se faire vacciner", selon le ministère. Les autorités y voient le contrecoup de "l'effet de boost des annonces présidentielles" de la mi-juillet sur l'obligation vaccinale des soignants et la généralisation du pass sanitaire.

Parvenir à 86% de plus de 12 ans primo-vaccinés est "un objectif très ambitieux", c'est "un défi collectif, mais atteignable", a-t-on ajouté de même source, en précisant: "on a les doses, les créneaux, et une demande de primo-vaccination qui, même si elle ralentit, continue d'être importante".

"Il suffirait d'un petit effet rebond la semaine prochaine", a ajouté la même source, en évoquant les moteurs possibles d'une reprise.

La rentrée scolaire de début septembre "pourrait inciter des Français à sauter le pas", avec notamment l'enjeu de la vaccination des adolescents (avec déjà 52% des 12/17 ans ayant reçu une première dose).

Intensifier la stratégie du "aller vers"

L'Education nationale va se mobiliser afin "de ramener vers la vaccination les ados issus de familles réticentes ou hésitantes, en tout cas pas pro-actives", a-t-on expliqué au ministère.

Il y aura deux formules: des équipes mobiles déployées dans les écoles ou des sorties scolaires vers les centres de vaccination avec des rendez-vous groupés.

Autre axe: intensifier encore la stratégie "aller vers" pour toucher les "Français hésitants", avec des campagnes dans les centres commerciaux, les endroits à fort passage et les lieux de travail où arriveront "à compter du 27 août, de grosses quantités de vaccins".

Tout cela est rendu possible par un afflux de doses du vaccin à ARN messager Moderna. Selon le ministère de l'Economie, les livraisons hebdomadaires vont passer de 670.000 doses début août à plus de 2 millions.

E.R avec AFP