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Covid-19: en France, les jeunes de plus en plus enclins à se faire vacciner

Vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin Pfizer/BioNTech

Vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin Pfizer/BioNTech - DENIS LOVROVIC © 2019 AFP

55% des 18-24 ans souhaitent désormais se protéger contre le Coronavirus, un chiffre en nette hausse: ils étaient seulement 36% à vouloir se faire injecter au mois de mars.

Alors que la campagne de vaccination se poursuit "à marche forcée" selon les termes d'Emmanuel Macron ce jeudi, les Français les plus jeunes semblent de plus en plus enclins à se faire immuniser. Selon une enquête réalisée par Santé publique France, une majorité des jeunes de 18 à 24 ans souhaite désormais se faire vacciner contre le Covid-19, en forte augmentation par rapport au mois de mars.

55% des personnes de cette classe d'âge non encore vaccinées, interrogées entre le 21 et le 23 avril, assurent qu'elles veulent "certainement" ou "probablement" se faire vacciner, selon cette enquête publiée vendredi. Mi-mars, les jeunes du même âge étaient à peine plus d'un tiers (36%) à faire la même réponse.

L'intention de se faire vacciner progresse également chez les 25-34 ans, à 43% contre 39%, mais reste stable sur l'ensemble de la population (56%).

Nette augmentation chez les jeunes

Cette adhésion à la vaccination est nettement plus élevée chez les personnes appartenant aux "catégories socio-professionnelles supérieures" (64%) que chez les "CSP-" et les inactifs (50%). Les hommes sont également beaucoup plus partants pour l'injection (62%) que les femmes (51%).

Parmi les 44% rétifs à la vaccination, "les raisons déclarées pour justifier leur choix étaient le plus souvent: 'Les nouveaux vaccins ne sont pas sûrs' (69%); 'ce n'est pas efficace pour empêcher la propagation de l'épidémie (26%) ou la maladie' (25%); 'je préfère d'autres moyens de prévention comme les gestes barrières' (23%) ainsi que 'on ne peut pas choisir son vaccin' (20%)", explique Santé publique France dans son point épidémiologique hebdomadaire.

Un tiers d'entre elles indiquent qu'elles seraient prêtes à changer d'avis s'il y avait "des informations qui prouvent l'efficacité et la sûreté du vaccin".

Depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en France, fin décembre, un quart de la population a reçu au moins une injection, dont 11% a déjà reçu deux doses.

L'enquête a été réalisée avant les annonces successives, le 29 avril et le 6 mai, d'Emmanuel Macron sur l'accélération du calendrier vaccinal.

Enquête de séroprévalence

Santé publique France indique par ailleurs que 13,2% de la population possédait des anticorps contre le coronavirus au début du mois de février, contre 9% en octobre, selon une enquête de séroprévalence réalisée sur un échantillon de prélèvements sanguins.

Très peu de personnes présentant déjà des anticorps issus de la vaccination à cette date (il faut compter 15 à 21 jours après la première injection "pour obtenir une réponse sérologique pleinement détectable"), ce pourcentage reflète essentiellement la part de la population ayant été infectée par le Sars-CoV-2, souligne l'agence sanitaire.

L'Institut Pasteur estime pour sa part, à partir de projections mathématiques, qu'au 22 mars, un peu plus de 20% de la population de plus de 20 ans avait été infectée par le virus.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV