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Covid-19 à l'école: quelles sont les règles du nouveau protocole sanitaire pour les cantines?

Flux d'élèves, brassage entre classes et non port du masque, la cantine est considéré comme un lieu à risque en période d'épidémie de Covid-19.

Malgré la propagation de l'épidémie de Covid-19, les écoles restent pour le moment ouvertes en France, mais le protocole sanitaire du ministère de l'Éducation nationale a été renforcé, notamment dans les cantines scolaires, car ce sont des lieux réunissant plusieurs élèves en même temps, sans masque, ce qui facilite la transmission du virus. Les nouvelles règles, dévoilées ce vendredi, devront être appliquées au plus tard d'ici une semaine, le 25 janvier.

"On a identifié depuis le début qu'il s'agissait des lieux les plus à risque, pour de questions de flux, de brassage, de proximité, de densité", expliquait mardi dernier su BFMTV le secrétaire national du SNPDEN-UNSA, Philippe Vincent. "À la cantine forcément on enlève le masque quand on déjeune", déclarait Frédérique Rolet, secrétaire générale SNES FSU.

"Le non brassage entre élèves de classes différentes doit impérativement être respecté"

Le précédent protocole demandait déjà qu'une attention particulière soit apportée "au renouvellement de l’air dans les espaces de restauration, au balisage des sens de circulation où une distanciation doit être mise en place, ainsi qu’aux plages horaires et au nombre de services, afin de limiter les flux et la densité d’occupation".

Le nouveau insiste une nouvelle fois sur le brassage scolaire, et la nécessité de limiter les rencontres d'élèves entre différentes classes ou groupes. Ainsi, dans le premier degré (primaire et maternelle), "le non brassage entre élèves de classes différentes doit impérativement être respecté":

"Les élèves d’une même classe déjeunent ensemble en maintenant une distanciation d’au moins un mètre avec ceux des autres classes. La stabilité des groupes d’élèves déjeunant à une même table est privilégiée".

Au collège et au lycée, "lorsque le respect de la distance d’un mètre entre élèves est matériellement impossible", il est aussi conseillé de faire déjeuner les élèves d’un même groupe ensemble, et ce "dans la mesure du possible, toujours à la même table. Une distance d’au moins un mètre est respectée entre les groupes".

"D’autres espaces que les locaux dédiés à la restauration doivent être exploités"

L'organisation de la salle de réfectoire idéale est décrite par le ministère: "Les assises sont disposées de manière à éviter d’être face à face voire côte à côte (par exemple en quinconce) lorsque cela est matériellement possible. Les espaces sont aménagés et l’organisation conçue de manière à rechercher la plus grande distanciation possible entre les élèves".

S'il est impossible pour l'établissement scolaire de respecter la distanciation sociale dans le réfectoire, la limitation du brassage entre groupe d’élèves ou l’interdiction du brassage dans le premier degré, "d’autres espaces que les locaux dédiés à la restauration doivent être exploités", précise le document.

Et afin d'éviter la cohue à la cantine, "des repas à emporter peuvent également être proposés, si possible en alternant repas froids et repas chauds". En revanche, il est inscrit noir sur blanc désormais que "les offres alimentaires en vrac sont prohibées".

"On arrive à gérer des demi-pensions, c'est vrai avec des difficultés, c'est l'endroit où l'application des gestes barrières est le plus compliqué, mais est-ce que ça vaut le coup de se faire s'entasser des élèves sans surveillance dans des salles de classe? J'ai plutôt l'impression qu'on arriverait à l'inverse du résultat recherché", s'interrogeait Philippe Vincent sur la mise en place de cette solution.

Les gestes barrières sont bien entendu à respecter au sein d'un établissement scolaire comme ailleurs. Ainsi, "le port du masque est obligatoire pour les élèves à compter du CP, même lorsqu’ils sont assis,  tant qu’ils ne consomment pas un plat ou une boisson", les mains doivent être désinfectées, tout comme les tables de la cantine "a minima, après chaque service et si possible après chaque repas".

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV