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Santé

Covid-19: 58% des entrées en soins critiques concernent des personnes non-vaccinées

Des infirmières de l'hôpital de la Timone à Marseille, le 5 janvier 2022.

Des infirmières de l'hôpital de la Timone à Marseille, le 5 janvier 2022. - NICOLAS TUCAT / AFP

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques publie ce vendredi les données évaluant la part des non-vaccinés dans la population contaminée par le Covid-19, ainsi que la prévalence d'Omicron dans les nouvelles infections, au cours des dernières semaines.

Ce vendredi, la DREES - soit la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques - a publié les chiffres établissant la part des non-vaccinés dans la population contaminée par le Covid-19, ainsi que la prévalence d'Omicron dans les infections.

Une surreprésentation criante des non-vaccinés

Il apparaît ainsi, selon ces données collectées entre le 6 décembre 2021 et le 2 janvier 2022, que 9% de personnes non vaccinées dans la population française de 20 ans ou plus représentent 19% des tests PCR positifs chez les personnes symptomatiques, 44% des admissions en hospitalisation conventionnelle avec Covid-19, 58% des entrées en soins critiques avec Covid-19, ou encore 44 % des morts après hospitalisation avec Covid-19.

Des chiffres qui "confirment la surreprésentation des personnes non vaccinées dans les événements liés au Covid par rapport à leur part dans la population générale, et la protection conférée par le vaccin contre les formes graves", remarque l'organisme affilié notamment au ministère de la Santé.

L'émergence du variant Omicron à la loupe

Se fondant cette fois sur les éléments tirés de la semaine s'étendant du 3 au 9 janvier derniers, la DREES note que le variant Omicron s'est montré dans cet intervalle responsable de 88% des tests PCR positifs, 52% des entrées hospitalières conventionnelles, 31% des admissions en soins critiques.

Les chiffres d'Omicron à l'hôpital tendent à confirmer que s'il est effectivement plus contagieux que ses prédécesseurs, il est également moins virulent: alors que les contaminations explosent, la courbe des hospitalisations ne suit pas la même dynamique. Un contraste que la DREES explique par deux facteurs. Prudente, elle rappelle le décalage habituel d'une semaine entre la vague de contaminations et sa traduction dans les établissements de santé. Ensuite, elle souligne que "le rythme d’augmentation de la part de variant Omicron chez les personnes hospitalisées semble plus modéré que chez les personnes testées positives".

Point encourageant: les hospitalisations dénombrées à ce stade ont tendance à être plus courtes avec le variant Omicron, en comparaison des précédentes vagues.

Quels effets de la vaccination face à Omicron?

"Il apparaît que parmi les patients infectés ou hospitalisés, la part touchée par le variant Omicron est plus élevée chez les plus jeunes et chez les personnes vaccinées", poursuit la DREES plus loin. Celle-ci ajoute encore:

"Pour les personnes testées positives de moins de 80 ans, la probabilité d’être hospitalisé en soins critiques est particulièrement réduite avec le variant Omicron par rapport au variant Delta, et ce, pour tous les statuts vaccinaux; cette réduction de risque est particulièrement forte pour les personnes de 60 à 79 ans qui sont aussi les plus représentées dans ces hospitalisations".

L'instance flanque toutefois ses diagnostics d'une précaution, indiquant qu'il s'agit là de "résultats préliminaires" qui "gagneront à être complétés par de nouvelles données dans les semaines à venir".

Margaux de Frouville, avec R.V.