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Coronavirus en Bretagne: 123 nouveaux cas recensés en deux jours

Le virus circule toujours en Bretagne. Selon le dernier point de situation sanitaire de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne, 123 nouveaux cas ont été détectés dans la région depuis le 15 juillet, soit en seulement deux jours.

"Pour maîtriser l'épidémie, chacun doit poursuivre ses efforts durant cette période estivale". Voilà le message qu'a souhaité faire passer l'Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne dans son dernier point de situation sanitaire, ce vendredi, alors que le nombre de personnes testées positives au coronavirus a augmenté ces derniers jours dans la région.

Depuis le mercredi 15 juillet, 123 nouveaux cas ont, en effet, été recensés, soit en l'espace de deux jours 20 de plus en Ille-et-Vilaine, 61 de plus dans le Finistère, 10 de plus dans le Morbihan et 17 de plus dans les Côtes d'Armor. À ce décompte s'ajoutent 14 personnes ne résidant pas en Bretagne et une dont le lieu de résidence n'est pas connu. Depuis le 28 février, 3260 personne ont été testées positives au coronavirus dans la région.

Hospitalisations stables

"Les dernières données sanitaires montrent que le virus circule toujours en Bretagne. Au cours des dernières semaines, les indicateurs de surveillance suivis quotidiennement au niveau régional étaient relativement stables mais, depuis le 10 juillet 2020, le nombre de cas testés positifs au Covid-19 est en augmentation plus rapide", souligne l'ARS dans son communiqué.

Les données liées aux hospitalisations sont restées stables, avec un seul nouveau patient admis en service de réanimation et les autres modes d'hospitalisation sont stables.

Les derniers chiffres des contaminations en Bretagne.
Les derniers chiffres des contaminations en Bretagne. © BFMTV

Une circulation du virus "faible"

Pour Anne-Briac Bili, directrice de cabinet de l'ARS Bretagne, il faut cependant "relativiser" ces chiffres.

"Si la circulation du virus est en augmentation sur le territoire français, elle reste faible en Bretagne. Comme l'a communiqué Sante publique France nous avons un taux d'incidence de 2,8 cas pour 100.000 habitants sur cette période, contre 4,3 pour l'ensemble du territoire", a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse ce vendredi après-midi.

"Nous sommes en-dessous des seuils d'alerte, des seuils de changement des niveaux de vulnérabilité, mais il y a chaque jour des situations nouvelles", a ajouté le docteur Bertrand Gagnière, de Santé publique France.

Un autre facteur d'explication est l'augmentation du nombre de tests en Bretagne. "Depuis le 4 mai nous avions fait 80.000 tests, et sur la période du 6 au 16 juillet nous en avons fait 20.000. On a fait un quart de nos tests sur une période courte, qui forcément va traduire une augmentation des cas confirmés", a ajouté Anne-Briac Bili.

"Pas de signal fort inquiétant"

Pour Bertrand Gagnière, il n'y a pas d'alerte concernant les hospitalisations et les passages en réanimation, même s'il existe un délai entre le moment où l'on tombe malade et celui où l'on peut nécessiter un passage en réanimation.

"Il est donc possible qu'il y ait une augmentation à venir mais il n'y a pas de signal fort inquiétant", a-t-il ajouté.

"On reste calmes, on reste concentrés sur ce qu'on fait et on surveille bien tous ces chiffres", a résumé le médecin de Santé publique France.

Clément Boutin Journaliste BFMTV