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Carte du déconfinement: pourquoi un grade "orange" a été ajouté

Alors que seules les couleurs rouge et vert avaient été évoquées par Édouard Philippe à l'Assemblée nationale pour évaluer la situation de chaque département, cet entre-deux a finalement été ajouté.

La palette initialement évoquée mardi par Édouard Philippe à l'Assemblée nationale ne comptait que deux couleurs. Le rouge et le vert. Ce seront les deux catégories que présentera la carte du déconfinement à partir du 11 mai. Rouge pour les départements où le coronavirus circule toujours et où les hôpitaux sont en tension sur les capacités de réanimation, vert pour ceux où ces deux indicateurs évoluent de façon positive. Et, par là même, permettent d'organiser un déconfinement plus large.

Ce jeudi toutefois, en amont du bilan quotidien de Jérôme Salomon, Olivier Véran a présenté une carte tricolore. En plus du rouge et du vert, il y a le orange, sorte d'"entre-deux" utilisé temporairement.

"Considérant le fait que nous ne sommes pas dans de la prévision du 11 mai, mais dans l'état actuel des choses aujourd'hui; que nous sommes amenés à affiner ces données, à les regarder évoluer jour après jour jusqu'à la fin de la semaine prochaine, nous avons maintenu des zones oranges, qui sont des zones qui ont vocation à basculer d'ici au 11 mai", a expliqué le ministre des Solidarités et de la Santé.

Dernière ligne droite

Essentiellement, ces départements classés "orange" le sont parce qu'ils répondent à un seul des deux critères cités plus haut: soit le virus continue d'y circuler, soit les capacités de réanimation à l'hôpital continuent d'y être en tension.

Il s'agit de "données à date de ce soir au 30 avril, reflet de l'activité épidémique et de la charge hospitalière en réanimation sur les 7 derniers jours" a insisté Olivier Véran, et cette carte ne change rien aux règles du confinement actuellement en vigueur. Elle sera révisée chaque jour jusqu'au 11 mai.

"Le Premier ministre l'a dit, au moment de lever le confinement, il y aura des départements verts et des départements rouges", a rappelé le ministre des Solidarités et de la Santé.

Les départements aujourd'hui dépeints en orange, du moins ceux qui le seront jusqu'à la veille du 11 mai, basculeront en rouge "si la circulation du virus devait s'accentuer ou s'il y avait (...) encore trop de malades dans les services de réanimation". 

C'est donc la dernière ligne droite pour ces territoires. Ils seront amenés à être évalués jusqu'au bout du tunnel pour constater si le déconfinement peut s'y dérouler de façon élargie ou restreinte. 

Jules Pecnard