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Canicule: forte hausse des appels au Samu dans le Nord-Est

Avec la canicule, le Samu a vu son activité augmenter de 140 à 160%.

Avec la canicule, le Samu a vu son activité augmenter de 140 à 160%. - Patrick Kovarik - AFP

Depuis le début de la canicule, le Samu a enregistré une forte hausse des appels ainsi que des hyperthermies graves. Le quart nord-est de la France est particulièrement concerné.

La situation sanitaire dans le nord-est se dégrade, a estimé dimanche le Samu. Conséquence de la canicule, les services d'urgence ont vu "une très forte augmentation" des appels ainsi qu'un "nombre de cas non négligeable d'hyperthermies très graves chez des personnes âgées". 

Malgré les campagnes de prévention le président du Samu-Urgences de France explique que "la situation s'est dégradée depuis hier (samedi) fin d'après-midi", essentiellement dans les régions de Franche-Comté, Alsace-Lorraine, un peu également en Bourgogne, avec une très forte augmentation du nombre d'appels au Samu". Ces départements font à l'heure actuelle toujours partie des 26 départements placés en vigilance orange canicule. 

Le Samu a enregistré une augmentation de 140 à 160% de son activité habituelle, à cause des fortes chaleurs avec "en premier lieu des malaises, essentiellement chez les adultes". "Un nombre de cas non négligeable" de personnes âgées souffrant d'hyperthermies ont nécessité "des hospitalisations en réanimation", précise François Braun. 

Pas de suractivité dans les hôpitaux

Toutefois, l'activité dans les hôpitaux ne semble pas pour l'instant être décuplée. A l'hôpital de Metz, le Dr Braun a été confronté dans la matinée de dimanche à "deux cas d'hyperthermie à 42 degrés". Selon lui, dans les services d'urgence, "l'activité est soutenue, mais pour l'instant elle reste absorbable grâce aux mesures prises et aux alertes du ministère faites sur les hôpitaux". "Ce sont les Samu qui sont pour l'instant en première ligne", "il n'y a pas beaucoup plus d'intervention de réanimation, mais plus de transport vers les hôpitaux sans qu'on puisse évaluer le chiffre", a-t-il dit. 

Vendredi, Marisol Tourraine la ministre de la Santé expliquait qu'après plusieurs jours de canicule, il n'y avait pas "de tension particulière dans les hôpitaux", en raison de la chaleur. Pour les personnes à risques, il est important de s'hydrater, d'éviter les efforts et l'exposition aux heures les plus chaudes. Des symptômes comme des maux de tête, nausées ou propos incohérents peuvent être le signes d'un coup de chaud ou hyperthermie, il faut alors impérativement appeler le Samu.

C. B avec AFP