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Bébés sans bras: la lanceuse d'alerte a reçu sa lettre de licenciement

La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait annoncé que le registre n'était pas menacé.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait annoncé que le registre n'était pas menacé. - LUDOVIC MARIN / AFP

Le JDD a révélé dimanche que la lanceuse d'alerte dans l'affaire des bébés sans bras avait reçu sa lettre de licenciement.

Emmanuelle Amar, la directrice du registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), autoproclamée lanceuse d'alerte dans l'affaire des bébés sans bras, a reçu une lettre de licenciement vendredi, révèle le JDD.

Le licenciement prendra effet le 31 décembre et concerne aussi cinq de ses collègues du Remera, une association connue pour avoir révélé le scandale de la Dépakine.

"Notre employeur, les Hospices civils de Lyon, n'a plus les moyens de débourser les 250.000 euros annuels qui permettaient de payer nos salaires et notre loyer, se désole Emmanuelle Amar. Je suis d'autant plus choquée qu'Agnès Buzyn avait annoncé dimanche dernier que le registre n'était pas menacé."

Le 21 octobre, la ministre de la Santé avait en effet annoncé qu'il était "hors de question d'arrêter la subvention des registres".

B.L.