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Baisse des patients en réanimation: des chiffres "optimistes" mais les médecins appellent "ne surtout pas relâcher les efforts"

Pour la première fois de cette seconde vague, le nombre de malades du Covid-19 en réanimation est en baisse en France. Les appels au Samu se stabilisent également. Mais les médecins appellent à ne surtout pas "relâcher les efforts maintenant."

Le plus dur est-il passé? Samedi soir, Santé Publique France a annoncé pour la première fois de cette seconde vague une baisse du nombre de malades du Covid-19 en réanimation. Une embellie qui se confirme également par une stabilisation des appels au Samu-Centre 15. Les médecins appellent toutefois à ne surtout pas "relâcher les efforts maintenant."

"Le confinement est efficace"

Entre vendredi et samedi, les hôpitaux ont accueilli 2202 patients supplémentaires pour une infection au coronavirus, dont 327 en réanimation. Entre jeudi et vendredi, ces chiffres s'établissaient à 2841 nouvelles entrées à l'hôpital et 473 en réanimation. C'est la première fois depuis le début du mois d'octobre que le nombre de personnes en réanimation est en baisse par rapport au jour précédent.

"Ce sont des bonnes nouvelles qui montrent que le confinement est efficace", a réagi sur BFMTV Agnès Ricard-Hebon, directrice du Samu-95, ex-présidente de la Société française de médecine d'urgence.

Les appels au Samu-Centre 15, "qui permettent de prédire pour le coronavirus ce qu'il va se passer pour les 10-15 jours à venir" sont également "en train de se stabiliser", se réjouit-elle.

"C'est plutôt optimiste, le pic de patients est attendu la semaine prochaine, en espérant un déclin après."

Ralentissement en Ile-de-France

Samedi, le chef du service de réanimation de l'hôpital Ambroise Parré à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine observait également sur notre antenne un ralentissement de l'épidémie constaté en Ile-de-France.

"Dans les hôpitaux franciliens, nous avons un recul suffisamment important des hospitalisations conventionnelles depuis plusieurs jours pour nous permettre de penser que l'on a atteint ce fameux plateau et que l'on commence une certaine décrue", affirmait ainsi Antoine Vieillard-Baron.

Une légère embellie s'observe aussi en région Auvergne-Rhône-Alpes, touchée de plein fouet par la deuxième vague.

"La situation s'améliore progressivement (...) On commence à ressentir les effets du confinement et du couvre-feu", expliquait samedi sur BFMTV Jean-Yves Grall, directeur général de l'Agence régionale de santé.

Des hôpitaux toujours sous tension

Mais le directeur de l'ARS indique que la région est encore "à un très haut taux de contamination avec 6500 nouveaux cas chaque jour dans la région." De même, la directrice du Samu-95 appelle à la prudence:

"Il faut faire attention, c'est une progression plus lente mais il y a quand même une progression. Il ne faut surtout pas relâcher les efforts maintenant. car si on relâche maintenant, c'est comme si on avait rien fait."

Actuellement, les services hospitaliers "restent tendus, et à des niveaux d'activités nettement supérieurs à la normale", ajoute Agnès Ricard-Hebon, rappelant que la saison hivernale est une période traditionnelle de tension pour les hôpitaux.

"Il faut faire attention, c'est une progression plus lente mais il y a quand même une progression. Il ne faut surtout pas relâcher les efforts maintenant. Si on relâche maintenant, c'est comme si on avait rien fait."

Esther Paolini Journaliste BFMTV