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À partir de quel âge faut-il parler d'alcool aux jeunes?

Il est important de sensibiliser les plus jeunes aux dangers de l’alcool.

Il est important de sensibiliser les plus jeunes aux dangers de l’alcool. - Alexander Nemenov - AFP

Selon des médecins américains, il est important de sensibiliser les enfants aux dangers liés à la consommation d'alcool, et ce, bien avant leur adolescence.

Et si la prévention des risques liés à l'alcool était efficace dès le plus jeune âge? C'est en tous cas l'avis d'experts de l’Académie américaine des pédiatres (American Academy of Pediatrics), rapporte lundi la chaîne américaine NBC. Selon eux, parents et médecins se doivent de parler de cette substance aux enfants avant même leur "première gorgée". Conversation qui devrait ainsi se tenir avant l’âge de 10 ans.

Aux États-Unis, "les études montrent que les enfants commencent à avoir des pensées positives vis-à-vis de l’alcool entre l’âge de 9 et 13 ans. Plus les jeunes personnes sont exposées au marketing et à la publicité faisant la promotion d’alcool, plus ils sont enclins à boire, et s’ils boivent déjà, cette exposition les conduit à boire davantage", écrivent le Dr Lorena Siqueira, une pédiatre américaine basée à Miami et ses collègues, dans la revue Pediatrics.

21% des jeunes ont déjà bu plus d’une gorgée d’alcool avant 13 ans

"C’est pour cette raison qu’il est très important de commencer à parler des dangers de l’alcool dès l’âge de 9 ans", estime la spécialiste. Les parents ne réalisant pas forcément que leurs enfants ont pu déjà goûter à de l'alcool. "21% des jeunes [Américains] reconnaissent avoir déjà bu plus d’une gorgée d’alcool avant l’âge de 13 ans, et la plupart d’entre eux (79%) l’ont fait avant leur 17-18 ans", poursuit-elle.

Dépistage précoce et influence parentale

"L’alcool est la substance la plus fréquemment consommée chez les enfants et les adolescents aux États-Unis, et cette consommation est associée aux premières causes de mortalité et de blessures graves chez les jeunes (comme les accidents de la route, les meurtres et les suicides)", explique-t-on.

Parce que la consommation d’alcool est devenue courante, il est désormais nécessaire de faire dépister chaque adolescent chez un pédiatre, est-il encore conseillé. Car un simple coup d’œil médical ne suffit pas, insistent les médecins, il faut un vrai examen établi à l’aide d’instruments de dépistage.

Et attention, père et mères ont aussi leur rôle à jouer: 80% des ados américains reconnaissent être influencés par leurs parents dans leur désir de boire.

M.G.