BFMTV

"50 nuances de mesures", Mandela... Les étonnantes références de Véran lors sa conférence de presse

Le ministre de la Santé a fait preuve d'un surprenant lyrisme pour évoquer les mesures restrictives qui touchent le pays depuis plus d'un an.

Du prix Nobel de la paix à un best-seller, en passant par le vocabulaire des Inuits, Olivier Véran a convoqué des références inattendues lors de sa conférence de presse ce jeudi. Le ministre a justifié le choix du gouvernement de ne pas reconfiner l'intégralité du territoire - une mesure qu'il juge d'un "niveau de contrainte extrême" -, et a indiqué qu'il existait une multitude de mesures à la disposition de l'exécutif pour endiguer la maladie infectieuse.

Pour marquer ces alternatives, Olivier Véran s'est directement référé au vocabulaire des Inuits:

"On entend souvent que les Inuits ont plusieurs dizaines de mots pour désigner la 'neige'. La langue française est riche, mais elle manque de mots pour qualifier cette situation si particulière qu'est la mise entre parenthèse d'un certain nombre de nos libertés et la mise en suspens de notre mode de vie."

"50 nuances de mesures"

Le confinement généralisé n'est pas la mesure absolue, donc.

"Ce que je veux dire ici c'est qu'il n'y a pas un confinement, mais cinquante nuances de mesures qui tiennent compte de la situation épidémique et de ce que nous savons du virus", a déclamé le ministre dans une référence au livre, adapté à l'écran, 50 nuances de gris (Fifty shades of grey, dans son titre original).

Outre cette mesure drastique, Olivier Véran s'est également exprimé sur les fermetures d'écoles. Il a maintenu sa décision de les laisser ouvertes car leur mise sous cloche a des "conséquences trop lourdes" pour l'instruction des enfants, d'une part, et pour le "quotidien des parents", d'autre part.

Dans son argumentaire, le ministre a cité le prix nobel de la paix et ancien président de la République d'Afrique du Sud, Nelson Mandela.

"Il disait que l'éducation est 'l'arme la plus puissante que l'on peut utiliser pour changer le monde'. Il y aura un après Covid bientôt, et être parvenu à maintenir les écoles ouvertes sera une force pour les jeunes générations", a-t-il déclaré avant de conclure: "Nous ne fermons, n'avons fermé et ne fermerons les écoles qu'en dernière nécessité."
Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV