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Yannick Jadot dénonce "une escroquerie organisée des constructeurs automobiles"

Yannick Jadot, 'eurodéputé EELV, chez Ruth Elkrief sur BFMTV le 14 janvier 2016.

Yannick Jadot, 'eurodéputé EELV, chez Ruth Elkrief sur BFMTV le 14 janvier 2016. - BFMTV

L'eurodéputé EELV était l'invité de Ruth Elkrief jeudi soir sur BFMTV. Le responsable écologiste a réagi aux tests réalisés en France dans le cadre de l'enquête ouverte après le scandale Volkswagen.

Yannick Jadot n'est absolument pas étonné par les dépassements de normes chez Renault soulignés lors des tests de pollution réalisés en France après le scandale Volkswagen. L'eurodéputé EELV, reçu par Ruth Elkrief sur BFMTV jeudi soir, a insisté sur le manque de respect des normes de manière générale chez les constructeurs automobiles.

L'élu écologiste a d'abord tenu à rappeler que le logiciel de fraude n'avait jamais été trouvé chez Volkswagen. C'est parce l'administration américaine a menacé de ne plus homologuer les voitures aux Etats-Unis, en raison de présomption de logiciel de fraude, "que le constructeur a reconnu la présence de logiciels frauduleux". 

400 euros de trop par an

"Cela fait dix ans qu'on dénonce les dépassements de pollution de tous les constructeurs automobiles", insiste Yannick Jadot, avant de détailler comment cela est possible. Aujourd'hui, une voiture neuve aujourd'hui doit émettre en moyenne 130 grammes de CO2 par kilomètre. On retrouve cette mention sur les publicités. Mais "en moyenne, les constructeurs dépassent de 40%", explique l'eurodéputé. 

Le même écart est constaté sur la consommation. Quand il est indiqué qu'une voiture consomme en moyenne 5,6 litres aux cent, la moyenne des voitures neuves aujourd'hui, "en fait elle consomme 40% de plus donc 8 litres aux cent". "Donc il y a une arnaque, une escroquerie organisée des constructeurs automobiles sur la pollution et sur la consommation", assure-t-il. L'eurodéputé avance le montant de 400 euros de trop par an payés par les automobilistes.

"Madame Royal ne peut pas dire qu'elle ne le savait pas"

Cette situation soulève aussi la question de la fraude fiscale, les taxes étant liées au niveau d'émission de CO2. "On paie pour des voitures propres qui en réalité ne le sont pas", déplore Yannick Jadot. "Ils le font avec la complicité des gouvernements" estime-t-il en expliquant que "Madame Royal ne peut pas dire qu'elle ne le savait pas, cela fait des années et des années qu'il y a des rapports qui disent que les constructeurs automobiles trichent".

Pour lutter contre cette situation, l'eurodéputé demande des tests effectués en situation en réel. "Il faut imposer aux constructeurs automobiles de respecter les normes c'est bien pour l'environnement, c'est bien pour les portefeuilles des Français", conclut-il. L'exemple de Volkswagen pourrait bien lui donner raison.

Elise Maillard