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Villepin souhaite que Chirac soit jugé

Jacques Chirac et Dominique de Villepin, en 2007 sur le perron de l'Elysée. L'ancien Premier ministre, considéré comme un proche du président qui l'avait nommé, s'est dit opposé à un renvoi du procès de Jacques Chirac, qui doit être jugé à partir de lundi

Jacques Chirac et Dominique de Villepin, en 2007 sur le perron de l'Elysée. L'ancien Premier ministre, considéré comme un proche du président qui l'avait nommé, s'est dit opposé à un renvoi du procès de Jacques Chirac, qui doit être jugé à partir de lundi - -

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre considéré comme très proche de Jacques Chirac, a déclaré dimanche qu'il souhaitait que l'ancien chef d'Etat soit jugé et s'est dit défavorable à un renvoi de son procès.

Il a souligné que Jacques Chirac avait lui-même dit qu'il se rendrait au procès et souhaitait s'expliquer sur les faits de détournement de fonds publics qui lui sont reprochés.

"La justice, elle vaut pour tous les Français. Parfois, même quand on estime que c'est injuste, il faut accepter d'expliquer, de rendre des comptes, et tout particulièrement quand on est au pouvoir", a-t-il dit dans l'émission Dimanche soir politique sur I>Télé.

"Je ne crois pas aux passe-droits, je ne crois pas à la possibilité de s'exempter de cette exigence démocratique", a-t-il ajouté.

Il s'exprimait alors qu'on a appris en fin de semaine dernière qu'une ultime tentative de renvoyer ce procès allait être tentée par la défense d'un co-prévenu de Jacques Chirac.

"Je souhaite que justice soit rendue et je souhaite aller jusqu'au bout de ce procès. J'estime que c'est la position courageuse et digne de l'ancien président de la République que j'ai servi, et je crois que c'est le chemin qui pourrait être suivi", a encore déclaré Dominique de Villepin.

Il condamne les "détournements de procédure" et parle de "jeux qui nous éloigneraient de cette réalité-là". Dominique de Villepin a lui-même été jugé en correctionnelle et relaxé l'an dernier dans l'affaire des faux listings de la société Clearstream. Il doit être jugé en appel en mai à Paris.

REUTERS