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Valls sur les frappes en Irak: "La France assume"

"Si on recule d'un pouce" face au terrorisme, prévient Manuel Valls, "on lui donne cette victoire"

"Si on recule d'un pouce" face au terrorisme, prévient Manuel Valls, "on lui donne cette victoire" - Miguel Medina - AFP

Interrogé mardi matin sur la poursuite des frappes en Irak, alors qu'un otage français est menacé de mort en Algérie, le Premier ministre réplique que la France "assume totalement ses responsabilités".

La France ne cédera pas aux terroristes, prévient Manuel Valls. Invité mardi matin sur Europe 1, le Premier ministre a clairement affirmé la poursuite des frappes contre les positions de Daesh (ou "Etat islamique") en Irak, ce alors qu'un otage français est menacé de mort en Algérie. "La France est une grande nation qui assume totalement ses responsabilités", a répondu le Premier ministre en direct de Berlin, où il effectue sa première visite officielle.

"Ces frappes, cet engagement vont évidemment se poursuivre", a confirmé Manuel Valls, ajoutant que la France n'engagerait "aucune discussion, aucune négociation" avec les ravisseurs d'Hervé Gourdel, "même si évidemment, nous sommes très inquiets après l'authentification de cette vidéo" diffusée par le groupe algérien "Jund al-Khilafa". Ce groupuscule jihadiste, qui a fait allégeance à Daesh, a revendiqué dans cette vidéo l'enlèvement du guide de haute montagne français âgé de 55 ans, dimanche soir à Tizi Ouzou, en Algérie.

"Si on cède, on donne la victoire"

"C'est toute la perfidie du terrorisme que d'avoir recours au chantage, à la mort, de menacer", a commenté M. Valls. "Si on cède, si on recule d'un pouce, on lui donne cette victoire". "La France ne peut pas avoir peur face à ceux qui la menacent ainsi", a insisté le chef de gouvernement. "Je veux convaincre nos concitoyens - non pas leur faire peur - mais les convaincre que jamais nous n'avons fait face à une telle menace, en France et en Europe", a insisté Manuel Valls.

Le Premier ministre a indiqué qu'il donnerait mercredi au Parlement, où se déroule un débat sur l'intervention française contre l'organisation Daesh, "les explications, les fondements, les buts" de ces frappes. "Il faut face à l'essentiel, c'est-à-dire la terreur qui veut frapper nos intérêts et nos valeurs, oui, se rassembler", a demandé Manuel Valls.

A.L.M. avec AFP