BFMTV

Urbain, diplômé, cadre... et sympathisant PS

Le sympathisant PS est plutôt urbain, diplômé et issu d'une classe favorisée.

Le sympathisant PS est plutôt urbain, diplômé et issu d'une classe favorisée. - Olivier Morin - AFP ; montage BFMTV

Urbain, diplômé, retraité et qui accorde sa confiance à l'exécutif, le sympathisant PS est un personnage en mouvement depuis l'élection présidentielle...

Alors que se pose la question d'une explosion - implosion? - du Parti socialiste à La Rochelle, moins d'une semaine après un remaniement explicite quant à la ligne défendue par François Hollande et Manuel Valls, l'institut CSA publie une étude sur les sympathisants PS.

Premier constat, le pourcentage de sympathisants déclarés du parti au pouvoir a diminué depuis l'élection de François Hollande à l'Elysée, passant de 25% de la population à 18%. Toutefois, les autres formations politiques ne bénéficient pas d'un report d'affection pour autant puisque, si le FN (+2) et l'UDI (+1) augmentent, ce sont les "sans opinion" qui réalisent un bond de 9 points.

Le sympathisant PS est de moins en moins issu de la classe "populaire" 
Le nombre sympathisants issus des couches dites "populaires" chute de 5 points, de 32% en 2012 à 27%, dans cette étude CSA. Dans le détail, une baisse est constatée chez les employés et les ouvriers à l'inverse des professions intermédiaires, des cadres et... des retraités. Un dernier résultat corroboré par une hausse du soutien chez les 65 ans et plus. 

Le sympathisant PS est diplômé du supérieur

Du moins, c'est chez les personnes interrogées et diplômées au moins d'un Bac + 2 que la "hausse de sympathie" est la plus importante avec 19% des sympathisants PS contre 15 en 2012. Ce taux est presque stable chez les titulaires du baccalauréat et augmente d'un point chez les détenteurs d'un CAP ou d'un BEP.

Pour autant, si l'on cumule les personnes âgées de 18 à 34 ans, le pourcentage de sympathisants baisse de deux points. Il serait donc diplômé mais pas forcément, jeune diplômé. 

Le sympathisant PS est un urbain...

  • Les zones géographiques où le nombre de personnes interrogées qui se déclarent proche du PS augmentent en Ile-de-France (+4), dans l'agglomération parisienne et globalement dans les villes de plus de 100.000 habitants. Ce nombre est en chute dans les autres catégories que ce soit en milieu rural jusqu'aux villes de moins de 100.000 habitants.

Des chiffres qui corroborent les résultats des élections municipales de mars 2014 où la gauche était parvenue à conserver ses grandes villes comme Paris, Lyon, Lille ou Nantes mais avait connue des déconvenues dans les villes intermédiaires. Des chiffres également accentués par le fait que dans un même département aux européennes, le PS a fait bien mieux dans la ou les ville(s) d'envergure que dans les campagnes. Parfois plus de 5% comme à Cherbourg, Rennes ou... La Rochelle.

Le sympathisant PS n'accorde que peu d'importance... 

... A la question de l'immigration alors que c'est l'inquiétude majeure des Français dans leur ensemble. Idem pour la question du droit de vote des étrangers aux élections locales. Il ne remet pas non plus en cause, en majorité, les aides versées par l'Etat et se montre attaché au système social de l'Hexagone et à l'école publique. Le sympathisant PS est préoccupé par l'emploi et par le poids de la France au sein de l'Union européenne et par le développement de cette dernière. 

Enfin, oppose la même défiance à l'égard du monde politique et médiatique que le reste de la population. Mais si sa chute est forte - moins 32 points en deux ans! - le sympathisant PS, selon les résultats de cette étude, est d'abord une personne qui accorde sa confiance en majorité à François Hollande et à Manuel Valls. Il reste la seule catégorie à le faire majoritairement en 2014.

méthodologie

Les données présentées dans ce document sont principalement issues d’enquêtes réalisées par l’Institut CSA auprès d’échantillons représentatifs de la population française.

Samuel Auffray