BFMTV

Une dissolution est-elle vraiment possible?

François Hollande peut-il vraiment dissoudre l'Assemblée nationale?

François Hollande peut-il vraiment dissoudre l'Assemblée nationale? - Alain Jocard - AFP

La dissolution de l'Assemblée nationale apparaît pour certains comme étant la seule solution pour dénouer la crise politique qui touche la France. Mais cette hypothèse est écartée par l'exécutif.

Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et François Bayrou y sont désormais favorables. Le spectre d'une dissolution est au centre du jeu politique depuis les démissions des ministres Benoît Hamon et Arnaud Montebourg.

Le FN de Marine Le Pen demande lui aussi un retour rapide aux urnes. "Quand un pouvoir n'a plus de majorité pour soutenir sa politique, il doit laisser le peuple s'exprimer à nouveau", a assuré dimanche la présidente du Front national, à l'occasion de l'université d'été du FNJ.

Estrosi refuse la cohabitation

A droite aussi, on fait pression sur l'exécutif, tout en refusant de gouverner dans le cadre d'une cohabitation avec François Hollande. "La règle du quinquennat c'est qu'il y ait une élection du Président en même temps qu'une élection législative", a assuré dimanche Christian Estrosi sur BFMTV.

"Alors prononcer une dissolution c'est aussi pour monsieur Hollande décider de démissionner pour que les Français puissent de nouveau choisir un président de la République", a déclaré le maire de Nice.

La gauche ne veut pas se saborder

Evidemment, du côté de la majorité, une dissolution n'est pas envisageable. "Un président a été élu pour cinq ans, un Parlement a été élu pour cinq ans (...). C'est sur cinq ans que les Français jugeront la politique de ceux qui nous gouvernent", a déclaré au micro de BFMTV David Assouline, secrétaire national du Parti socialiste. "Il y aura bientôt un vote de confiance", a-t-il rappelé, visiblement certain que le gouvernement dispose toujours d'une majorité au Parlement.

Pour l'heure, une dissolution ne semble pas très probable, selon François Miquet-Marty, politologue: "Engager une dissolution, qui est de la responsabilité du président de la République, serait faire prendre un risque politique majeur à la majorité actuelle." "Au fond, la gauche, se saborderait si elle dissolvait l'Assemblée nationale", continue le politologue.

François Hollande a affirmé vendredi qu'il irait jusqu'au bout de son mandat: "J'ai été élu pour cinq ans par le peuple français. (...) Il n'y a aucun sondage, aussi difficile soit-il, qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République."

M. K. avec Vincent Giraldo