BFMTV

Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique

Quelques masques jetés par terre dans les rues de Paris.

Quelques masques jetés par terre dans les rues de Paris. - Eboueurs de Paris

Un député LR des Alpes-Maritimes a déposé, ce lundi, une proposition de loi réclamant une amende de 300 euros en cas d'abandon de masque sanitaire au sol. De nombreux masques jetables ont été retrouvés sur les trottoirs des grandes villes françaises en cette première semaine de déconfinement.

Le déconfinement est à l'oeuvre depuis seulement une semaine, mais les masques jonchent déjà sur les trottoirs des rues de Paris à Lyon. Ces derniers jours, les éboueurs de plusieurs villes françaises ont déploré les comportements de leurs concitoyens en postant des photos de masques sanitaires abandonnés au sol

Eric Pauget, député Les Républicains de la 7e circonscription des Alpes-Maritimes, réclame de durcir l'amende en vigueur pour mettre un terme à ce cauchemar écologique, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Ce dernier souhaite lutter "contre ces comportements qui induisent des risques sanitaires et environnementaux importants".

450 ans pour se décomposer

Ce lundi, l'élu a ainsi déposé une proposition de loi visant à demander que cette amende, actuellement établie à 68 euros, passe à 300 euros. A travers cette proposition de loi, Eric Pauget demande également l'utilisation de la vidéoprotection sur la voie publique pour sanctionner les contrevenants. Il demande enfin que la qualité d'agent de police judiciaire soit octroyée aux directeurs de police municipale, et que les agents de police municipale et judiciaire adjoints puissent réaliser des contrôles d'identité en ce sens. 

"Chacun de ces déchets épars non géré conformément au code de l'environnement est une nuisance voire une pollution qui constitue un coût important sur de nombreux plans pour la collectivité", regrette encore Eric Pauget dans sa proposition de loi.

Un masque sanitaire en papier mettrait 450 ans à se décomposer, selon le mouvement Plastick Attak, qui combat le surremballage plastique ainsi que les dépôts sauvages de plastique dans la nature.

Jeanne Bulant