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Un an de présidence Sarkozy : le bilan

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Le candidat l'avait promis. Le président l'a-t-il fait ? Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, il est temps de faire un premier bilan des réformes engagées, des promesses respectées et des échecs essuyés.

Alors que le président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est s'exprimé devant les Français jeudi 24 avril, on peut déjà tirer un premier bilan synthétique de sa présidence, un an après son élection. Ce que le candidat Sarkozy a promis pendant sa campagne, le président Sarkozy l'a-t-il respecté et appliqué ? Diplomatie, style politique, économie, santé, écologie et enseignement : autour, de ces six thèmes, voici le point sur les chantiers et les écueils après une année de mandat.

1er thème : la Diplomatie
Droits de l'homme et Europe

Le candidat Sarkozy sur les Droits de l'homme : « Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d'aider les gouvernements corrompus, en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à l'Afrique. Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l'homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l'homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes. »

Le président Sarkozy sur la Droits de l'homme : Concernant l'Afrique, la réussite n'est pas vraiment au rendez-vous : Nicolas Sarkozy a réservé sa première visite à Omar Bongo, le dictateur gabonais, avant de prononcer un discours à Dakar qui a choqué, avec notamment cette phrase : « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire ».
Côté positif, Nicolas Sarkozy a réussi à libérer les infirmières bulgares prisonnières des geôles libyennes. Mais cette opération a connu un contrecoup : la visite, très controversée, du Colonel Kadhafi à Paris, en décembre.
Au rayon des « Droits de l'Homme et de l'intérêt économique », l'absence de Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, lors du voyage d'Etat en Chine pour ménager ses homologues chinois a déplu. Les fameux « intérêts économiques » semblent avoir pris le dessus lors de cette visite... Au crédit de Nicolas Sarkozy, le monde entier a pu voir les efforts décuplés (mais parfois désordonnés) pour libérer Ingrid Bétancourt.

Le candidat Sarkozy sur l'Europe : « J'ai proposé à nos partenaires un traité simplifié, limité aux questions institutionnelles que nul n'a contestées pendant la campagne référendaire, afin que l'Europe se dote rapidement des moyens de fonctionner efficacement à 27 États membres ».

Le président Sarkozy sur l'Europe : Du point de vue de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy a fait adopter, avec l'aide d'Angela Merkel, par ses 27 partenaires un « traité simplifié ». Deux interprétations possibles de cette action : la relance réussie d'une Europe institutionnelle jusque-là bloquée, ou un déni du vote des Français lors du référendum sur la Constitution européenne en 2005.

La rédaction et Charles Magnien