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Tour de France: Yannick Jadot fustige le "mépris de classe" de certains élus écolos

Yannick Jadot, député européen EELV, le 27 août 2020 à Paris

Yannick Jadot, député européen EELV, le 27 août 2020 à Paris - ERIC PIERMONT © 2019 AFP

Le député européen réagissait aux propos d'un élu parisien qui avait critiqué le patron du Tour de France Christian Prudhomme.

L'eurodéputé EELV Yannick Jadot a fustigé lundi le "mépris de classe insupportable", selon lui, des élus écologistes qui ont à plusieurs reprises ces dernières semaines critiqué le Tour de France, dont un élu Vert parisien.

Vendredi soir sur CNews, Jacques Boutault, ex-maire du IIe arrondissement de Paris, aujourd'hui adjoint à la mairie de Paris Centre, avait critiqué le patron du Tour Christian Prudhomme, en l'accusant de "faire regarder le Tour de France et filer des goodies" aux "chômeurs".

"Il est là pour faire rêver les Français, il fait son job. Il leur file des gadgets inutiles, il leur vend du spectacle. N'empêche qu'on ne leur donne pas de boulot en attendant. En attendant, ils restent calés devant la télé à rêver à des exploits de types hyper dopés qui ne gagnent que parce qu'ils se font changer leur sang dans des cliniques, voire une autre forme de dopage qui n'est absolument pas détectée alors qu'il pourrait l'être facilement, c'est le dopage mécanique. Avec des moteurs, des micromoteurs cachés dans les cadres des vélos", avait déclaré Jacques Boutault.

"Une écologie qui rassemble"

Invité à réagir lundi sur franceinfo à ces propos, Yannick Jadot s'est dit "fatigué de ces prises de parole", en racontant avoir lui-même été sur le Tour "gamin", y avoir emmené ses enfants et le "regarder régulièrement sur (son) canapé un peu avachi".

"Je ne supporte pas ce mépris, je ne supporte pas cette façon d'insulter les Français, les classes populaires, c'est un mépris de classe qui est absolument insupportable", a-t-il critiqué.

"Il faut que les écologistes - c'est l'ambition heureusement de l'extrême majorité - retrouvent le fil d'une écologie qui rassemble", car "ce n'est pas en les insultant qu'on rassemble" les Français, a-t-il insisté.

Avant Jacques Boutault, le maire EELV de Lyon Grégory Doucet avait déclenché une polémique mi-septembre en jugeant le Tour de France "machiste et polluant".

C.M. avec AFP