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Toulouse: le maire LR officiellement candidat à sa succession

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse - BFMTV

Proche du Premier ministre Édouard Philippe, le maire LR s'était éloigné de la ligne Wauquiez, tout en soutenant son parti aux Européennes.

Le maire LR de Toulouse Jean-Luc Moudenc, présenté comme "Macron-compatible", est officiellement candidat à sa succession pour les municipales de 2020 mais, comme en 2014, sans étiquette politique, d'après son équipe ce dimanche. 

"Je suis candidat aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020 pour initier ces nouveaux progrès que nous devons réussir ensemble", écrit-il dans une lettre de deux pages qui a commencé à être envoyée aux Toulousains. Cette candidature était un secret de polichinelle depuis plusieurs semaines.

"Je ne sollicite l'investiture d'aucun parti politique"

"Pour mieux rassembler, je ne sollicite l'investiture d'aucun parti politique", ajoute-t-il. En 2014, il avait déjà fait campagne sans la mention de son parti sur les affiches.

Soulignant que la moitié de son équipe municipale n'appartient à aucun parti politique, Jean-Luc Moudenc met l'accent sur l'"apaisement" et l'"harmonie" qui sont les "antidotes les plus efficaces contre les dogmatismes et les ruptures, trop souvent issus de la logique des appareils politiques".

Depuis 1971, le maire de la Ville rose a toujours été issu du centre droit, avec notamment la "dynastie" Baudis (Pierre de 1971 à 1983 et son fils Dominique de 1983 à 2001), à l'exception d'une brève alternance socialiste (2008-2014). Mais la ville, championne de France en termes de croissance démographique, change rapidement.

Proche d'Edouard Philippe

Proche du Premier ministre (ex-LR) Edouard Philippe, Jean-Luc Moudenc, 59 ans, qui était déjà au Capitole de 2004 à 2008, s'inscrit dans cette tradition de centre droit, avec une majorité municipale intégrant déjà LaREM. 

Tout en restant fidèle aux Républicains, il avait publiquement pris ses distances avec la ligne Wauquiez tout en soutenant, de loin, la liste LR aux Européennes. Parfois surnommé l'"équilibriste du Capitole", il devrait bénéficier du soutien d'En Marche pour les municipales mais les discussions n'ont pas encore officiellement abouti.

Dans une ville qui fait figure de bastion du mouvement des "gilets jaunes" et avec une tradition protestataire très ancrée, l'opposition s'organise mais peine à trouver un "poids lourd" capable d'unir toutes les gauches. Le collectif "Archipel citoyen" a déjà reçu le soutien de plusieurs personnalités d'EELV et de LFI. Mais pas celui du PS, du PCF et de Générations. 

Les socialistes, même affaiblis et divisés, restent bien implantés. La Haute-Garonne demeure une des principales fédérations du parti et des responsables PS dirigent actuellement le département et la Région Occitanie. Le RN, qui a dépassé la barre des 10% aux Européennes, espère jouer les trouble-fêtes. 

A.J. avec AFP