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Thévenoud doit quitter son siège de député selon Martine Aubry

Martine Aubry estime que Thomas Thévenoud ne peut plus être député.

Martine Aubry estime que Thomas Thévenoud ne peut plus être député. - AFP - François Lo Presti

Martine Aubry a critiqué dimanche l'ancien secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud, qui s'est soustrait au fisc et refuse de quitter son poste de député. Elle a aussi déclaré qu'elle allait faire des propositions pour infléchir la ligne politique du gouvernement.

La maire socialiste de Lille Martine Aubry, très remontée, a estimé dimanche que le secrétaire d'Etat déchu Thomas Thévenoud devait quitter son siège de député.

"Il aurait dû le faire lui-même", a répondu Martine Aubry, interrogée au micro d'Europe 1 sur une démission éventuelle de l'ancien secrétaire d'Etat. Ce dernier a été obligé de partir du gouvernement pour s'être soustrait au fisc mais n'envisage pas de quitter l'Assemblée nationale.

Soulignant que Thomas Thévenoud avait fait partie de la commission sur la transparence, et qu'il avait critiqué l'attitude de Jérôme Cahuzac et ses comptes à l'étranger, Martine Aubry a haussé le ton. "Lui il a problème, donc il faut qu'il s'en aille", a lancé la maire de Lille. 

Des propositions à venir

Par ailleurs, Martine Aubry a assuré qu'allait faire des propositions pour infléchir la politique économique du gouvernement "dans les semaines qui viennent". 

"Il y a des inflexions à faire dans la politique économique pour que la croissance revienne, réduire les déficits il faut le faire (...) sans casser la croissance", a professé Martine Aubry.

La maire de Lille a ainsi évoqué l'aide aux entreprises "qui en ont besoin: les artisans, les commerçants, les PME, les entreprises qui sont soumises à la concurrence internationale sans casser la demande".

A l'inverse, "on n'a pas besoin d'aider les banques, par exemple, qui, elles, ne sont pas dans la concurrence internationale. On n'a pas besoin non plus d'aider les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (..) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation", a argumenté Martine Aubry.

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Martine Aubry

M. K. avec AFP