BFMTV

Sur Twitter, Christophe Castaner critique Jean-Luc Mélenchon et le compare à Abdelaziz Bouteflika

Christophe Castaner, le 12 juillet 2017.

Christophe Castaner, le 12 juillet 2017. - Thomas Samson - AFP

Le locataire de la place Beauvau a comparé la longévité politique du leader de LFI avec celle du président algérien.

Quelques heures après l'annonce de la renonciation du président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui finalement ne briguera pas de cinquième mandat, les réactions politiques se sont multipliées, y compris en France.

En début de soirée, c'est le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon qui, dans un court message sur Twitter, félicitait le peuple algérien pour sa "mobilisation" massive", estimant qu'en "France on devrait y réfléchir."

Des propos très peu appréciés par le ministère de l'Intérieur Christophe Castaner qui, toujours via le réseau social, a tancé le député des Bouches-du-Rhône, comparant, de manière plutôt surprenante, la longévité de sa carrière politique et celle du dirigeant algérien. 

"Abdelaziz Bouteflika élu Président le 15 avril 1999. Jean Luc Mélenchon élu Sénateur le 2 octobre 1986. Il sera 4eme à l'élection présidentielle en 2012 et en 2017", a développé le locataire de la place Beauvau. 

Une sortie qui a semblé surprendre les internautes. Bon nombre d'entre eux affirmant ne pas comprendre le rapport entre les deux hommes. Certains même, sur le ton de l'humour, pensaient être tombés sur un compte parodique de Christophe Castaner.

Relation houleuse entre Castaner et Mélenchon

Il faut dire que depuis plusieurs mois, la relation entre les deux hommes est de plus en plus tendue. Fin 2018, quelques jours après les perquisitions mouvementées au domicile de Jean-Luc Mélenchon, Christophe Castaner avait estimé que chacun devait "assumer de rendre des comptes quand la justice le souhaite."

Plus récemment, en marge des rassemblements des gilets jaunes, l'homme fort de la France insoumise critiquait ouvertement la gestion de la crise sociale par le ministre, estimant que ce dernier allait "laisser une trace de sang", faisant référence aux incidents liés aux LBD. 

Hugo Septier