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Strauss-Kahn dit n'avoir "rien d'autre à l'esprit" que le FMI

Dominique Strauss-Kahn, candidat socialiste potentiel à la présidentielle française de 2012, a déclaré samedi que le Fonds monétaire international (FMI) l'occupait à "plein temps". /Photo prise le 19 février 2011/REUTERS/François Mori/Pool

Dominique Strauss-Kahn, candidat socialiste potentiel à la présidentielle française de 2012, a déclaré samedi que le Fonds monétaire international (FMI) l'occupait à "plein temps". /Photo prise le 19 février 2011/REUTERS/François Mori/Pool - -

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn, candidat socialiste potentiel à la présidentielle française de 2012, a déclaré samedi que le Fonds...

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn, candidat socialiste potentiel à la présidentielle française de 2012, a déclaré samedi que le Fonds monétaire international (FMI) l'occupait à "plein temps".

Le directeur général du FMI a été interrogé sur son avenir national lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion des ministres des Finances du G20 à Paris.

"Je vais vous répéter, et je peux le répéter 25 fois si vous voulez, ce que j'ai toujours dit : aujourd'hui, je dirige le FMI", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie à qui on demandait s'il comptait effectuer l'intégralité de son mandat ou l'abréger pour pouvoir être candidat.

"La tâche m'occupe à plein temps, peut-être plus qu'à plein temps. Je n'ai rien d'autre à l'esprit donc je n'ai pas de réponse à votre question donc je m'occupe du FMI", a-t-il insisté.

Selon la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, le cas personnel de Dominique Strauss-Kahn n'a pas été abordé pendant la réunion du G20.

"Ça n'a pas une seconde fait l'objet des débats", a-t-elle déclaré à la presse, évoquant les "points autrement plus importants" de l'accord trouvé avec ses homologues sur la convergence économique mondiale.

Dominique Strauss-Kahn, consacré par les sondages comme le meilleur présidentiable socialiste, est contraint au silence absolu sur la politique française sous peine d'éviction du FMI.

Ses lieutenants au sein du PS ont prévenu qu'il n'annoncerait rien de capital lors de son séjour à Paris, assurant que sa décision de concourir ou non à la primaire socialiste n'était pas prise.

Cela n'empêche pas le patron du FMI d'avoir un plan média solide pour ses trois journées parisiennes. Vendredi, il s'est livré pendant près de deux heures aux questions des lecteurs du Parisien. L'entretien doit être publié lundi. Dimanche soir, il sera l'invité du journal télévisé de France 2.

La semaine dernière, l'épouse du directeur général, la journaliste Anne Sinclair, a confié ne pas souhaiter qu'il ne fasse pas de deuxième mandat au FMI, relançant l'idée d'un retour prématuré en France.

Yann Le Guernigou et Laure Bretton, édité par Yves Clarisse