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Selon Guy Bedos, "Manuel Valls est de gauche" comme lui est "d'extrême-droite"

Guy Bedos, soutien déclaré d'Arnaud Montebourg dans le cadre de la primaire de la gauche, était l'invité ce mardi soir de BFMTV. Après avoir exprimé sa sympathie à l'égard du candidat qu'il a choisi, il a décoché quelques traits particulièrement acerbes à l'endroit de Manuel Valls.

"Au début, j'ai cru que c'était une blague." C'est ainsi que le comédien Guy Bedos a évoqué sur BFMTV ce mardi le moment où Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, lui a demandé d'être le président de son comité de soutien. Si l'humoriste n'a pas dit clairement s'il porterait officiellement ce titre, il a confirmé qu'il ferait la campagne de l'ancien ministre du Redressement productif. 

La sympathie entre les deux hommes remonte à loin. Guy Bedos en a retracé la genèse: "Je l'ai connu à Florange où il a combattu contre les dirigeants d'Arcelor-Mittal qui maltraitaient les employés. Arnaud Montebourg a été formidable", a argué l'homme des fameuses "revues de presse" qui a souligné qu'en cette occasion, selon lui, François Hollande, lui, n'avait "pas tenu ses promesses". 

Car s'il était venu pour soutenir Arnaud Montebourg, Guy Bedos avait aussi à coeur de dire le fond de sa pensée au sujet des autres prétendants lorgnant sur la désignation de la majorité en vue de la présidentielle de 2017. Il reproche donc au chef de l'Etat de ne pas toujours s'être montré à la hauteur de ses promesses mais il assure qu'il ne lui veut "pas de mal". 

"Il y a des tas de choses qui m'ont déplu dans le comportement de Manuel Valls"

L'acteur n'a pas la même indulgence à l'égard de l'ancien Premier ministre, Manuel Valls. Il conteste même l'appartenance de l'ex-chef du gouvernement à la gauche: "Je trouve que Manuel Valls est de gauche comme je suis d'extrême-droite. Il y a des tas de choses qui m'ont déplu dans son comportement quand il était Premier ministre et même ministre de l'Intérieur", a-t-il lancé. 

Vincent Peillon lui aussi a été l'objet d'un jugement peu amène. Guy Bedos s'est ainsi borné à dire: "Je n'ai pas d'avis sur Vincent Peillon. Je l'ai oublié pour tout vous dire. Il a été très longtemps absent quand même!"

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Manuel Valls

Robin Verner