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Ségolène Royal menacée à La Rochelle, un casse-tête pour le PS

Le sort de Ségolène Royal, qui brigue ouvertement la présidence de l'Assemblée nationale, est le cas le plus épineux pour le PS au lendemain du premier tour des élections législatives, alors qu'Olivier Falorni, le dissident socialiste qui menace l'ex-cand

Le sort de Ségolène Royal, qui brigue ouvertement la présidence de l'Assemblée nationale, est le cas le plus épineux pour le PS au lendemain du premier tour des élections législatives, alors qu'Olivier Falorni, le dissident socialiste qui menace l'ex-cand - -

PARIS (Reuters) - Martine Aubry a demandé lundi en vain à Olivier Falorni, le dissident socialiste menaçant Ségolène Royal à La Rochelle, de se...

PARIS (Reuters) - Martine Aubry a demandé lundi en vain à Olivier Falorni, le dissident socialiste menaçant Ségolène Royal à La Rochelle, de se désister en faveur de l'ex-candidate présidentielle qui revendique le soutien de François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

Le sort de Ségolène Royal, qui brigue ouvertement la présidence de l'Assemblée nationale, est le cas le plus épineux pour le PS au lendemain du premier tour des élections législatives. Olivier Falorni a répété lundi que sa candidature était "irrévocable".

Ségolène Royal a obtenu 32,03 % des voix dimanche dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime, Olivier Falorni 28,91% et la candidate UMP Sally Chadjaa, qui ne peut se maintenir au second tour de dimanche prochain, 19,47%.

La situation est d'autant plus délicate pour la candidate "officielle" que l'UMP appelle à voter pour le dissident.

"Dans un département qui a toujours privilégié les hommes par rapport aux étiquettes, nous appelons à voter pour l'homme de chez nous", a expliqué lundi sur i>TELE l'ancien ministre UMP Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente-Maritime.

"Je sais que M. Falorni ne siégera pas avec nous à l'UMP, sur les bancs de l'opposition, il sera au Parti socialiste, mais c'est quelqu'un de respectable, c'est quelqu'un de loyal et nous préférons quelqu'un de loyal à quelqu'un de 'royal'", a-t-il ajouté.

La candidate UMP Sally Chadjaa a fait savoir lundi au jdd.fr quelle voterait blanc dimanche prochain. "Dominique Bussereau a une rancune personnelle contre Ségolène Royal. Je trouve dommage qu'un responsable de l'UMP prenne ce genre de position. Ce n'est pas ma conception de la politique", explique-t-elle.

"PAS N'IMPORTE QUI"

Ségolène Royal, qui entend assurer son salut en allant "chercher les voix une par une", a déclaré lundi à des journalistes qu'il n'était "pas possible que la gauche mélange ses voix aux voix sarkozystes".

"Je suis une personnalité nationale, donc je représente un danger pour la droite. En essayant de me faire battre, la droite veut aussi affaiblir le gouvernement et le président de la République", a-t-elle souligné.

Elle a reçu lundi le soutien de Martine Aubry, qui a exhorté Olivier Falorni à se retirer.

"Il se trouve que cette candidate n'est pas n'importe qui, c'est la présidente de Poitou-Charentes, elle est chez elle à La Rochelle. C'est notre ancienne candidate à la présidence de la République", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse.

Martine Aubry avait été auparavant beaucoup plus sévère sur France Inter: "Quand on est de gauche, on ne va pas essayer de battre une camarade -et qui plus est celle-ci- avec les voix de la droite. C'est insupportable".

Olivier Falorni, qui prépare sa profession de foi pour le second tour, reste sourd jusqu'à présent aux appels du PS. Il ira "jusqu'au bout".

"Moi, je mène mon chemin, j'ai la confiance des électeurs de cette circonscription qui ont marqué leur volonté d'avoir un député ancré sur son territoire et qui refusait le diktat imposé par un appareil parisien en voulant parachuter une candidate de force", a-t-il dit sur RTL.

"Ils ont dit 'non' et ils diront 'non' la semaine prochaine en me disant 'oui'", a-t-il assuré.

La limite pour le dépôt des candidatures pour le second tour est fixée à 18h00.

Sophie Louet avec Service France, édité par Yves Clarisse