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Sarkozy veut créer des "établissements de réinsertion scolaire"

Nicolas Sarkozy, qui a réuni mercredi à l'Elysée les préfets, procureurs généraux, recteurs et inspecteurs d'académie pour leur présenter sa vision de la lutte contre les violences à l'école et contre l'absentéisme scolaire, a de nouveau promis d'être "in

Nicolas Sarkozy, qui a réuni mercredi à l'Elysée les préfets, procureurs généraux, recteurs et inspecteurs d'académie pour leur présenter sa vision de la lutte contre les violences à l'école et contre l'absentéisme scolaire, a de nouveau promis d'être "in - -

Nicolas Sarkozy a de nouveau promis d'être "intraitable" contre la violence à l'école et annoncé la création d'"établissements...

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a de nouveau promis mercredi d'être "intraitable" contre la violence à l'école et annoncé la création d'"établissements de réinsertion scolaire" pour les élèves les plus difficiles.

Le président de la République avait réuni à l'Elysée les préfets, procureurs généraux, recteurs et inspecteurs d'académie pour leur présenter sa vision de la lutte contre les violences à l'école et contre l'absentéisme scolaire.

"Il est temps de rétablir et de réhabiliter les mots respect et ordre", leur a-t-il déclaré.

Rien dans son intervention n'avait de quoi surprendre ses interlocuteurs, qui vivent au quotidien les situations décrites par le chef de l'Etat. La plupart des mesures qu'il a évoquées avaient, au demeurant, déjà été annoncées.

La tonalité de ce discours s'inscrit en revanche dans une nouvelle croisade contre l'insécurité, lancée depuis la déroute de l'UMP aux élections régionales de mars, pour tenter notamment de reconquérir les électeurs de droite.

"De toutes les formes de violence qui ont cours dans la société, celle qui frappe nos établissements scolaires est sans doute l'une des plus scandaleuses", a-t-il expliqué.

"Il est temps d'apporter une réponse globale qui essaye de prendre en compte tous les aspect de ce problème multiforme", a ajouté le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy a annoncé la création à la rentrée prochaine de nouvelles structures mettant l'accent sur "l'apprentissage de la règle, le respect de l'autorité et le goût de l'effort".

Ces "établissements de réinsertion scolaire" accueilleront pendant au moins un an 20 à 30 élèves de 13 à 16 ans, déjà au moins exclus une fois le leur établissement d'origine.

Outre la maîtrise des savoirs fondamentaux, ces internats accorderont une place importante à la pratique du sport et à la découverte de métiers. Le personnel sera composé de professeurs volontaires et d'éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi que des volontaires du service civique.

RECRUTEMENT

Il a précisé qu'une dizaine d'établissements de ce type seraient mis en place l'année prochaine et destinés en priorité aux départements où les besoins sont les plus criants.

Il a d'autre part repris à son compte l'idée, qualifiée de "petite révolution", d'une nouvelle gestion des ressources humaines qui sera expérimentée à la rentrée dans une centaine d'établissements particulièrement exposés à la violence.

Le chef d'établissement pourra recruter lui-même des professeurs, sélectionnés selon leur profil et sur la base du volontariat, à qui il sera proposé des incitations financières, en matière de plan de carrière et de logement, pour les encourager à rester durablement.

Si cette expérimentation réussit, elle sera étendue à la rentrée 2011 dans un plus grand nombre d'établissements.

"Il faut arrêter d'envoyer les enseignements les moins expérimentés, les plus jeunes, dans les établissements les plus difficiles", a fait valoir Nicolas Sarkozy.

Il a de nouveau promis de lutter contre l'absentéisme, qui touche selon lui 3% des collégiens, 6% des lycéens et 15% des élèves de lycées professionnels, soit quelque 300.000 jeunes.

Il a ainsi réaffirmé qu'un des moyens de lutter contre ce phénomène serait la responsabilisation des parents, qui pourra aller jusqu'à la suspension des allocations familiales en cas de "carence parentale avérée".

Cette mesure est l'objet d'une proposition de loi du député UMP Eric Ciotti, dont Nicolas Sarkozy a espéré qu'elle pourrait entrer en vigueur à la prochaine rentrée.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse