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Sarkozy : une rentrée risquée ?

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Retour aux affaires pour Nicolas Sarkozy. Après 3 semaines de vacances, le chef de l'Etat attaque la rentrée sur les chapeaux de roue. Une rentrée qui n'est pas sans danger...

Le malaise, c'est du passé. Après plus de 3 semaines de repos au Cap Nègre, Nicolas Sarkozy fait une rentrée sur les chapeaux de roue ce mardi 25 août. Avec au programme aujourd'hui : conseil des ministres, cérémonie du 65e anniversaire de la libération de Paris et réunion avec les patrons des banques françaises. Il a par ailleurs demandé à ses conseillers de lui organiser un déplacement par semaine en région. Crise oblige, le premier sera consacré à l'emploi, pour montrer que la sauvegarde de ce dernier reste une priorité.

Un Président tout-terrain ?

L'agenda du mois de septembre sera aussi très chargé. Le Président veut faire oublier son coup de fatigue de fin juillet et montrer qu'il ne souhaite ralentir ni son rythme de travail, ni le rythme des réformes. Outre ses déplacements réguliers en région, il se rendra à Pittsburg au Etats-Unis pour un nouveau G20 à la fin du mois, afin de faire entendre la voix de la France sur la scène internationale. Mais Nicolas Sarkozy a aussi en tête des dossiers beaucoup plus politiques, comme la réforme des collectivités territoriales et surtout les élections régionales l'année prochaine. Le Président va s'impliquer personnellement. Son but : faire basculer plusieurs régions à droite pour déstabiliser un peu plus le PS.

Les enjeux de cette rentrée

Le dossier prioritaire reste la gestion de la crise, comme l'explique Stéphane Rozès, politologue et président de Conseil analyse et perspectives (CAP) : « L'enjeu essentiel pour Nicolas Sarkozy est de veiller à ce que le front économique et social tienne, faire face au mécontentement, tenir le front du dialogue social avec les syndicats, sans donner le sentiment que ceux qui ont été les fauteurs de crise pour l'opinion, le secteur bancaire et financier, semble lui aller mieux, alors même que les ménages connaîtraient l'inquiétude et l'angoisse du chômage pour eux et leurs proches. »

Les pièges à éviter

Si ces quelques semaines sans intervention médiatique ont permis au Chef de l'Etat de prendre quelques points dans les sondages, sa rentrée ne semble pas sans danger. Pour Stéphane Rozès, Nicolas Sarkozy doit éviter de « dire que finalement les choses vont mieux. Alors que pour les Français ce sont les indicateurs économiques et sociaux qui priment, l'angoisse du lendemain. Donner le sentiment que des catégories sociales s'en sortent à bon compte. Le danger c'est le sentiment que finalement les réformes, les mesures prises face à la crise ne profitent pas au plus grand nombre, mais à une catégorie très restreinte de Français. »

La rédaction, avec Annabel Roger