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Sarkozy considère que "la montée du populisme" est le résultat d'une droite qui "ne dit plus rien"

Pour l'ancien président de la République, le "problème" du populisme est une conséquence directe de l'inaction de sa famille politique.

Pour l'ancien chef de l'État, la montée du populisme est une conséquence directe de l'inaction de la droite. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, invité à la convention nationale du Parti populaire (PP) espagnol à Madrid ce mercredi, a été interrogé sur la montée du populisme à travers l'Europe.

Et selon lui, c'est le résultat direct d'un manque de force au sein de sa famille politique: "Nous sommes raisonnables mais ça ne veut pas dire que nous sommes faibles" lance l'ancien chef d'Etat.

"Je suis pour le mouvement, pour la prise d'initiative, pour la passion dans le débat politique. Et aujourd'hui, où il y a autant de populistes, ne croyez pas que les populistes sont talentueux. C'est parce que nous, nous ne disons plus rien... Et donc ceux qui n'ont rien à dire le disent avec cette force et cette irresponsabilité. Mais le problème vient de nous, pas d'eux", insiste-t-il.

Et d'ajouter, à sa sortie de la salle quelques minustes plus tard: "Je n'ai voulu critiquer personne. Mais je pense que c'est aux raisonnsables, aux partis de gouvernement de dire des choses plus fortes qui correspondent à ce ue pensent ou désirent les Français". "Les extrémistes ne sont que le symptôme, le révélateur d'une situation, ils ne sont pas la cause", a-t-il considéré.

"Symptôme du vide"

Des propos qui s'inscrivent dans la lignée que ceux qu'il avait tenus au micro d'Europe 1 et CNews mardi soir. L'ancien chef de l'Etat n'avait pas épargné le polémiste Éric Zemmour, qui n'est autre selon lui que "le symptôme du vide" du débat politique.

"La pression d'une pensée unique est telle, qu'elle a fini par vider le débat politique" et ce vide "permet aux excès, aux extrêmes, à tous ceux dont l'excès sert d'argumentation, de prendre toute la place", avait lancé l'ancien président.

Nicolas Sarkozy avait ajouté qu'il ne fallait pas "s'attaquer aux excès et aux extrêmes", mais plutôt "redonner du contenu à ceux qui ne sont ni dans l'excès ni dans les extrêmes".

Louis Augry