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Restrictions sanitaires: pour Michèle Rubirola, Marseille subit "une inégalité de traitement" face à Paris

La nouvelle maire de gauche de Marseille, Michèle Rubirola, le 4 juillet 2020 lors d'un conseil municipal

La nouvelle maire de gauche de Marseille, Michèle Rubirola, le 4 juillet 2020 lors d'un conseil municipal - CLEMENT MAHOUDEAU © 2019 AFP

La maire de Marseille Michèle Rubirola a de nouveau estimé, ce jeudi soir, que Marseille était victime d'un traitement inégal par rapport à Paris au sujet des mesures sanitaires liées au coronavirus.

La maire écologiste de Marseille a de nouveau protesté contre la politique sanitaire du gouvernement ce jeudi soir. Dans un tweet, Michèle Rubirola a déploré "l'inégalité de traitement que subit la deuxième ville française" par rapport à Paris, alors qu'Olivier Véran a décidé d'accorder un sursis à la capitale et plusieurs autres métropoles, avant de les faire passer en alerte maximale.

"Les annonces d'Olivier Véran confirment ce soir l'inégalité de traitement que subit Marseille. Incohérent et injuste", a tweeté la maire de Marseille.

Ce jeudi, le ministre de la Santé a décidé de ne pas placer Paris en zone d'alerte maximale dans l'immédiat, alors que la capitale coche pourtant tous les cases qui pourraient faire basculer dans cette catégorie. Lors de sa conférence de presse, Olivier Véran a assuré qu'il n'y avait pas de traitement différencié entre Paris et Marseille.

Le ministre a aussi expliqué que Paris restait en zone d'alerte renforcée car les dernières données n'étaient pas encore consolidées sur une période de plus de trois jours. "Si le franchissement des seuils devait se confirmer" ce week-end, la région parisienne pourrait toutefois passer en zone d'alerte maximale à l'image de la cité phocéenne, et ce dès lundi.

Fin septembre, Michèle Rubirola avait vivement protesté contre la décision du gouvernement de fermer les bars et les restaurants à Marseille pour une durée de deux semaines. "Rien dans la situation sanitaire ne justifie cette annonce", avait-elle dénoncé.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV