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Réforme du travail: "La gauche finira par payer" ce "big bang social", juge la presse

François Hollande le 17 février 2016 à l'Elysée à Paris

François Hollande le 17 février 2016 à l'Elysée à Paris - STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

Le projet de réforme du droit du travail du gouvernement dévoilé, la presse estime vendredi que François Hollande joue son "va-tout" en donnant un "coup de barre à droite" et en tentant un "big bang social".

Le projet de réforme du droit du travail du gouvernement dévoilé, la presse estime vendredi que François Hollande joue son "va-tout" en donnant un "coup de barre à droite" et en tentant un "big bang social". Le gouvernement joue son "va-tout", et "c’est un grand coup de barre à droite", mais le "projet est ambitieux", analyse Midi Libre.

La réforme serait un "sale coup pour la droite" et un "sale coup, aussi, pour la gauche", selon L'Opinion. Pour l'éditorialiste, le chef de l'Etat s'est "résolu, perdu pour perdu, à un big bang social, dernière chance pour lui de faire bouger les chiffres du chômage."

Rarement enthousiaste quand il s'agit de politique gouvernementale, le Figaro ne boude pas son plaisir, le projet est "ambitieux, voire révolutionnaire sur certains points". "Même la droite, en son temps, n’est jamais allée aussi loin", souligne-t-il tout en taclant la droite: "si un président socialiste tente de se libérer de tabous, il serait bon qu’un prétendant républicain s’en débarrasse définitivement".

De son côté, L'Humanité évoque "l’effarante offensive du gouvernement et du Medef contre le Code du travail" au détour d'un éditorial consacré à Air France. 

"En poker, cela s’appelle faire tapis"

Un exemplaire du code du travail
Un exemplaire du code du travail © FRED TANNEAU, AFP

"En poker, cela s’appelle faire tapis. Le gouvernement mise tous ses derniers jetons sur ce coup", pense La Voix du Nord. "Le chef de l’État peut se prévaloir d’être réformiste et à un an de la présidentielle, c’est toujours bon à prendre", constate L'Union.

La Charente Libre, note qu'"aucun gouvernement de droite n’aurait pu proposer la série de réformes contenues dans le projet de loi (...) sans s’exposer à brefs délais à une contestation politique et sociale d’ampleur." Dans La Montagne le projet "bouscule les lignes comme jamais un gouvernement de gauche ne l'avait fait, comme jamais un gouvernement de droite n'avait pu le faire.""

"La gauche finira par le payer"

"Si la droite avait voté cette loi, ce serait l’insurrection. Comme c’est la gauche, la résignation prendra le dessus", note La République des Pyrénées qui prévient: "la gauche finira par le payer. Et très cher".

"La droite, par principe, ne manquera pas de critiquer même si elle trouve que le projet va dans le bon sens. La gauche, elle, a déjà commencé à dénoncer une dérive libérale", résume Christophe Bonnefoy dans Le Journal de la Haute-Marne.

"Pour tenter de sauver l’emploi des autres, Manuel Valls et François Hollande pourraient bien perdre le leur…", ironise Baptiste Laureau, dans Paris-Normandie.

la rédaction avec AFP