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Réduction du nombre de parlementaires: Gérard Larcher propose le chiffre de 20%

Le président du Sénat Gérard Larcher le 17 avril 2019 à l'Élysée.

Le président du Sénat Gérard Larcher le 17 avril 2019 à l'Élysée. - Jacques Demarthon - AFP

Alors qu'Emmanuel Macron envisage 25 à 30% de parlementaires en moins, Gérard Larcher table plutôt sur 20% de réduction. "Le sujet n’est pas tant le nombre que la juste représentation des territoires", déclare-t-il.

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) déclare qu'il ne veut pas faire de la réduction du nombre de parlementaires "le scalp ou le fétiche qu'il faudrait ramener", dans un entretien mis en ligne lundi par Le Parisien. Il avance toutefois le chiffre de 20% de réduction, alors qu'Emmanuel Macron table sur 25 à 30%.

Gérard Larcher, insiste surtout sur "la juste représentation des territoires". Pour lui, il est "très important" que "pas plus de vingt départements" n'aient qu'un seul député ou sénateur. "Nous pourrions nous entendre sur un chiffre, autour de 280 ou 285 sénateurs [contre 348 actuellement, ndlr], ce qui ferait 20%", avance-t-il.

"Une majorité moins stable"

Le chef de l'État s'est dit jeudi "favorable" à une baisse du nombre de parlementaires comprise entre 25% et 30% mais aussi à l'introduction d'une dose de 20% de proportionnelle à l'Assemblée nationale, lors de sa conférence de presse à l'Élysée.

En ce qui concerne la deuxième éventualité, Gérard Larcher affirme n'aimer "guère la proportionnelle. Le risque, si on augmente trop la dose, est d'avoir une majorité moins stable", souligne-t-il.

"Additionnez 20% ou plus de proportionnelle, en plus de la réduction du nombre de parlementaires, et vous aurez dans certains départements des députés ou des sénateurs avec des circonscriptions gigantesques. Adieu la proximité", affirme-t-il.

"Je ne sens ni vision, ni souffle"

Plus globalement, sur cette intervention, Gérard Larcher déclare avoir "entendu des propositions intéressantes". "Mais je ne sens ni vision, ni souffle, ni stratégie qui permettrait de réparer les fractures qui touchent le pays", ajoute-t-il.

Quant à son parti Les Républicains, le président du Sénat reconnaît s'être "trompé" concernant la tête de liste aux européennes François-Xavier Bellamy soutenu par le chef du parti Laurent Wauquiez.

"J'ai exprimé des réserves au moment de son investiture, mais je dois reconnaître que je me suis trompé. Il est en train de se passer quelque chose", dit-il. Dimanche, Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit pour l'Union européenne, "a dit qu'il soutenait cette liste, ce n'est pas rien", souligne-t-il, y voyant "l'indicateur du rassemblement qui est en train de se faire au sein des Républicains".

Salomé Vincendon avec AFP