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Primaires à gauche: François Hollande appelle à la "clarté"

François Hollande à la sortie du Conseil de ministres jeudi 20 novembre.

François Hollande à la sortie du Conseil de ministres jeudi 20 novembre. - Bertrand Guay - AFP

"Le temps n'est pas venu" d'évoquer une primaire à gauche, a estimé jeudi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. François Hollande appelle lui ses ministres à la "clarté" et la "stabilité", deux jours après des déclarations de Thierry Mandon sur le sujet.

François Hollande s'est exprimé en Conseil des ministres ce jeudi sur les primaires à gauche. Le président de la République a effectué un petit recadrage, appelant ses ministres à la "clarté" et à la "stabilité", après les déclarations du secrétaire d'Etat Thierry Mandon, jugeant "indispensable" une primaire à gauche, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

"Chacun doit être à sa place"

"Il faut qu'on soit en capacité surtout de parler de l'action du gouvernement" a dit Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. Il a estimé à la sortie du Conseil des ministres qu'"il y a un débat engagé au PS" et que "chacun peut avoir son avis" mais que "le temps n'est pas venu de s'exprimer sur ce qui va se passer en 2016 ou 2017".

"Chacun doit être à sa place", a ajouté Stéphane Le Foll, estimant qu'il était inutile de "spéculer" aujourd'hui.

Désaccord avec Thierry Mandon dans la majorité

Mardi, Thierry Mandon a été le premier membre du gouvernement à évoquer ouvertement l'hypothèse d'une primaire à gauche en vue de 2017. "La primaire, pour moi, elle est indispensable, pas pour faire du tir aux pigeons contre X ou Y, ou pour écarter telle candidature, y compris celle du président de la République s'il réussissait son quinquennat et qu'il voulait se représenter. Elle est indispensable parce que (...) ce que vous ne réglez pas dans une primaire, vous le retrouvez au premier tour de la présidentielle", a estimé Thierry Mandon, secrétaire d'Etat rattaché au Premier ministre Manuel Valls.

Plusieurs membres du gouvernement et de la majorité ont exprimé leur désaccord avec Thierry Mandon, notamment le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, jugeant impossible que le chef de l'Etat sortant se prête à une primaire.

François Hollande "a une vocation naturelle à être candidat", avait dit fin octobre Manuel Valls. L'aile gauche du PS réclame en revanche cette primaire, à l'image de l'ancien ministre Benoît Hamon qui estime que ce procédé est aussi "valable pour les sortants".

Interrogée jeudi matin sur BFMTV, Ségolène Royal n'a pas voulu alimenter ce "débat politicien".

C. B avec AFP