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Présidentielle 2017: Michèle Alliot-Marie annonce sa candidature

Michèle Alliot-Marie, le 18 juillet 2016.

Michèle Alliot-Marie, le 18 juillet 2016. - François Guillot - AFP

"Oui, je suis candidate à la présidence de la République", déclare l'ex-ministre gaulliste ce jeudi auprès de 20 Minutes, quelques jours après la victoire de François Fillon à la primaire de la droite.

Elle entretenait le suspense. L'ancienne ministre gaulliste Michèle Alliot-Marie se déclare ce jeudi candidate à la présidence de la République auprès de 20 Minutes

"Oui, je suis candidate à la présidence de la République. Je propose une vision pour renouer avec un esprit de conquête pour la France et pour chacun des Français", déclare-t-elle au quotidien gratuit. 

MAM dévoilera son projet à partir de la fin janvier 2017, affirment nos confrères. Mais l'interview en donne déjà un avant-goût:

"Je suis pour la liberté des entreprises pour faire face à la concurrence étrangère, mais je pense que dans le monde actuel, l’Etat a toujours un rôle à jouer. C’est l’Etat qui permet à la France de préparer l’avenir et lancer les investissements nécessaires pour les 5, 10, 15, 20 prochaines années. Beaucoup font l’impasse sur le rôle essentiel de l’Etat stratège. Un Etat doit rassurer les Français pour leur permettre d’être plus libres et pour que chacun réussisse. Je pense aussi que toutes les questions fondamentales de société doivent faire l’objet d’un référendum. On peut imaginer deux référendums par an, formulés simplement", détaille-t-elle. 

"Surprise par les choix libéraux" de François Fillon

Cette annonce de candidature de l'eurodéputée (PPE), qui a expliqué fin novembre qu'elle avait "décidé de se mettre en réserve du parti Les Républicains", intervient quelques jours seulement après la large victoire de l'ancien Premier ministre François Fillon à la primaire à droite. 

"Les primaires ne sont pas dans l’esprit de nos institutions. Le candidat issu d’un parti ne peut incarner l’unité nationale", se justifie Michèle Alliot-Marie. 
"Je connais François Fillon depuis très longtemps. Je suis d’accord avec lui sur les domaines régaliens inspirés du gaullisme. Je suis cependant surprise par ses choix libéraux, que certains qualifient d’ultralibéraux. On ne peut marginaliser le rôle de l’Etat au nom d’une théorie libérale", ajoute-t-elle.

Mais Michèle Alliot-Marie assure que cette candidature ne fera pas de tort à la droite.

"Je n’ai jamais nui à ma famille politique et je ne le ferai jamais. Je me présente pour apporter quelque chose au débat et pour mon pays", dit-elle.

Confiante quant à ses parrainages

Michèle Alliot-Marie se montre toutefois confiante quant à sa capacité à rassembler les 500 parrainages d'élus nécessaires pour pouvoir officiellement se lancer dans la course à l'Elysée: 

"Sans faire aucune démarche, j’ai aujourd’hui environ la moitié des promesses des 500 parrainages requis", affirme-t-elle.

Première et seule femme à diriger le RPR de 1999 à 2002, Michèle Alliot-Marie fut notamment ministre de la Défense sous la présidence de Jacques Chirac (2002-2007), puis ministre de la Justice, de l'Intérieur et des Affaires étrangères sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Elle a également exercé les fonctions de maire de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) et de députée du département.

V.R.