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Pour Guillaume Peltier, "après Macron, ça pourrait être le chaos"

Guillaume Peltier, député Les Républicains élu dans le Loir-et-Cher, était sur notre plateau ce vendredi matin. Il a évoqué une droite en pleine "refondation" et s'est voulu offensif à l'égard du président de la République.

Guillaume Peltier, député Les Républicains élu dans le Loir-et-Cher, était notre invité ce vendredi matin. Face à notre journaliste Apolline de Malherbe, il a présenté son livre Milieu de cordée, dont il espère qu'il sera "une contribution" à la "refondation de la droite". 

Réagissant à la parution ce mercredi de notre dernier sondage Elabe, comportant trois scénarios d'intentions de votes en prévision de la présidentielle de 2022, dont aucun n'était favorable au candidat de droite envisagé, il a affirmé:

"Les Français ne sont pas dans l’élection. Emmanuel Macron joue ce jeu cynique des grands discours sans réforme profonde, une méconnaissance absolue de la valeur du travail, des territoires, de la laïcité et de l’écologie positive. Il joue à la courte échelle avec madame Le Pen faisant croire aux Français que c’est lui ou le chaos, attention car après lui ça pourrait être le chaos. Je ne veux pas du chaos pour mon pays."

Emmanuel Macron? "Un prince immobile", selon Guillaume Peltier

Le parlementaire a affirmé: "Les Français attendent une révolution politique". Il a alors détaillé les attentes qu'il prêtait à nos compatriotes: "La récompense du travail, la réaffirmation de l’autorité de l’Etat, de la laïcité en particulier". Paraphrasant au passage une formule tirée de La Rose et le Réséda, poème de Louis Aragon, il a développé: "Une laïcité qui permette de faire vivre ensemble ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas". 

Guillaume Peltier a dit son mot sur sa famille politique, très affaiblie: "Ma conviction c’est que la droite que nous construisons avec Christian Jacob, c’est cette alternative au macronisme, ce prince immobile, si arrogant, qui bavarde et croit qu’un beau discours fait une belle réforme, qui joue de manière très cynique avec les extrêmes". 

Il a encore reproché au chef de l'Etat de s'en tenir aux incantations en critiquant l'entretien, publié ce jeudi, qu'il a accordé à l'hebdomadaire de droite Valeurs actuelles: "Il a oublié qu’il était président de la République et plus candidat". 

Robin Verner