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Pour Bruno Le Maire, Emmanuel Macron est "l'homme sans projet"

Bruno Le Maire, le 5 mars 2016.

Bruno Le Maire, le 5 mars 2016. - Matthieu Alexandre - AFP

Invité au micro d'Europe 1, Bruno Le Maire, ancien candidat à la primaire à droite, s'en est pris vivement au fondateur d' "En marche!".

"Emmanuel Macron, c'est l'homme sans projet parce que c'est l'homme sans conviction", a jugé ce dimanche Bruno Le Maire, député "Les Républicains" de l'Eure et soutien de François Fillon, dans le "Grand Rendez-vous Europe 1/iTELE/Les Échos". Pour l'ancien candidat à la primaire de la droite, si Emmanuel Macron "a du talent", car il "a senti que beaucoup de Français en avaient marre du système politique", cela ne le rend pas pour autant apte à gouverner le pays, "parce que ce qui lui fait le plus défaut aujourd'hui, c'est un projet clair, cohérent auquel il soit capable de se tenir".

"Emmanuel Macron, c'est l'homme sans projet, parce que c'est l'homme sans conviction". Et son projet, annoncé pour le 2 mars, "est déjà caduc, parce qu'il dit tout et son contraire en fonction de l'auditeur en face de lui. Quel que soit le projet, on sait qu'il pourra être contredit dans la minute qui suit", a-t-il assuré. Bruno Le Maire a aussi invité Emmanuel Macron à s'excuser après ses propos sur la colonisation, qui aurait été selon lui "un crime contre l'humanité": "C'est une faute politique", a estimé Bruno Le Maire, "une faute politique, contre la France et contre les Français". "Sur des sujets aussi sensibles, on doit peser les mots que l'on emploie", a-t-il insisté.

Bruno Le Maire fait confiance à son candidat mais se dit choqué des "sommes en jeu" dans l'affaire Fillon

"Quand on a fait une faute politique aussi lourde, le plus simple, le plus sage, c'est de s'excuser devant les Français, devant ceux qu'on a blessés", a-t-il poursuivi. Interrogé sur les difficultés rencontrées par le candidat de la droite François Fillon, pris dans l'affaire des emplois présumés fictifs de sa famille, Bruno Le Maire a répété qu'il lui faisait "confiance". "S'il a décidé en âme et conscience d'aller jusqu'au bout dans cette campagne, c'est qu'il sait que dans tout ce qui lui est reproché, rien ne justifie sa mise en examen", a-t-il affirmé.

Mais il a reconnu que "les sommes en jeu" le choquaient, "comme elles choquent tous les Français". "Ces pratiques politiques sont dépassées, le système politique doit changer, il doit faire preuve de transparence", a-t-il dit.

R.V. avec AFP