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Pour Attal, le gouvernement ne "vole" pas Noël mais veut "éviter que le virus vole la vie de beaucoup de Français"

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à la sortie du Conseil des ministres, le 18 novembre 2020 à Paris

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à la sortie du Conseil des ministres, le 18 novembre 2020 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Expliquant que les restrictions sont et seront prises et levées en fonction de la situation sanitaire, le porte-parole du gouvernement a estimé ce mercredi matin qu'il y avait "un risque de troisième vague".

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. "Je suis le gars qui vole Noël", a déclaré, très ému, le Premier ministre de la province canadienne du Manitoba, demandant à sa population de s'isoler pour les fêtes afin de ne pas contribuer à la propagation du Covid-19. En France, alors qu'un Conseil de Défense doit se tenir ce mercredi matin, le maintien des fêtes de fin d'année se pose également, alors que les indicateurs de la crise sanitaire ne s'améliorent pas.

"On ne vole rien à personne, ce que l'on veut éviter c'est que le virus vole la vie de beaucoup de Français. Le virus fait de la résistance", a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal mercredi matin sur Cnews.

Interrogé sur le possible report de la fin du confinement, il déclare ne rien pouvoir prévoir, dans l'attente des décisions qui seront prise mercredi matin lors du Conseil de Défense.

Il "y a un risque de troisième vague"

Depuis l'annonce du calendrier de déconfinement progressif, le passage à un couvre-feu le 15 décembre est soumis à deux exigences: moins de 5000 contaminations par jour et 2500 à 3000 personnes en réanimation. Si ce dernier critère devrait être atteint la semaine prochaine, le chiffre des contaminations stagne lui autour de 10.000 par jour et ne devrait pas suffisamment diminuer d'ici au 15 décembre pour atteindre l'objectif du gouvernement.

En Europe, "tous les pays où ça baissait beaucoup se stabilisent", souligne Gabriel Attal. "Ça nous appelle à ne pas baisser la garde, mais en même temps là-dessus, il n’y a rien de nouveau", estime-t-il, expliquant que les étapes du déconfinement progressif sont corrélées à la situation sanitaire.

Interrogé sur un possible reconfinement en janvier, après les fêtes, il a prévenu qu'il "y a un risque de troisième vague, il y a des pays aujourd’hui dans le monde qui en sont à leur troisième vague: les États-Unis, un certain nombre de pays asiatiques, ce risque il existe".

"Nous prendrons toujours les décisions nécessaires pour protéger la santé des Français, pour faire en sorte qu’il y ait le moins de victimes de cette maladie en France", assure le porte-parole.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV