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"Politiques Undercover", la télé-réalité des politiques sera diffusée en décembre

Bernard Accoyer et Samia Ghali font partie des politiques participant à une émission de téléréalité.

Bernard Accoyer et Samia Ghali font partie des politiques participant à une émission de téléréalité. - AFP - Montage BFMTV

La sénatrice PS Samia Ghali et les élus UMP Philippe Marini, Bernard Accoyer et Jean-Luc Romero participeront à ce programme censé les rapprocher de la vie réelle des citoyens qu'ils administrent. Certains de leurs collègues critiquent déjà la démarche, que diront les téléspectateurs?

Bien que critiquée la télé-réalité des politiques va bien avoir lieu sur la chaîne de la TNT D8. L'émission a été nommée "Politiques Undercover", soit des hommes et des femmes politiques "sous couverture", à l'image des agents spéciaux qui fourmillent dans les séries américaines. Ou, plus proche de nous, une sorte de "Vis ma vie" de citoyen "normal" incarné par un élu "professionnel", censé mieux appréhender les difficultés du quotidien des citoyens grâce à cette expérience. Le premier épisode de cette émission a été annoncé par D8 pour le lundi 15 décembre à 20h50.

Pour cette première saison, la sénatrice socialiste Samia Ghali, seule femme à participer à ce volet, campera une mère en recherche de logement à Marseille. Avec elle, le député UMP Philippe Marini se glissera dans la peau d'un handicapé soumis aux affres de la circulation à Paris, l'ancien président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer sera brancardier et Jean-Luc Romero, élu à la ville de Paris, cherchera à inciter les Français à voter.

Pour faire "plus vrai", les quatre participants seront abondamment maquillés et déguisés afin d'éviter que leurs électeurs ne puissent les reconnaître.

"Une perversion du débat politique"

Un temps évoquée, l'ancienne ministre de la Défense et de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a démenti participer au programme, appelant "au respect de la fonction d'élu", mais a reconnu avoir fait des essais maquillage avec la production.

Interrogé sur sa participation à l'émission fin octobre, Philippe Marini avait expliqué: "De toutes façons, en ce moment, les gens ne nous aiment pas. Quoi qu'on fasse, on en prend plein la figure, alors autant défendre ses convictions et prendre des risques". Une bonne manière d'anticiper les moqueries qui devraient accompagner les moqueries qui pourraient accompagner la diffusion de "Politiques Undercover".

Des polémiques qui n'avaient déjà pas manqué quand Le Parisien avait révélé l'existence du programme de télé-réalité. François Fillon par exemple avait jugé sur Europe 1 que ce besoin de "se déguiser pour voir la vraie vie" est grave. "C'est une perversion du débat politique".

S.A.