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Policier tué à Avignon: les hommages des politiques affluent, LR et RN exhortent le gouvernement à agir

Des policiers dans les rues d'Avignon mercredi 5 mai 2021

Des policiers dans les rues d'Avignon mercredi 5 mai 2021 - CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

Personnalités politique de droite comme de gauche rendent ce jeudi hommage au policier tué mercredi en intervention.

Responsables politiques de gauche comme de droite et d'extrême droite ont dit jeudi leur "émotion" au lendemain de la mort d'un policier tué en intervention à Avignon, Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) accusant le gouvernement de ne pas en faire assez contre les trafics et les violences.

Le délégué général de La République en marche (LaREM) Stanislas Guerini a souhaité de son côté que "tout" soit mis "en oeuvre pour que ce crime odieux ne reste pas impuni". François Bayrou, président du MoDem, allié de la majorité, a appelé sur France Inter à "améliorer" la "présence sur le terrain des forces de sécurité", et à "une entente nationale entre les forces de sécurité et la justice" pour que "lorsqu'un policier arrête un dealer", il ne "le retrouve dans le quartier le lendemain".

Chez LR, le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier a souhaité dans un communiqué que la "perpétuité incompressible pour tous les tueurs de policiers", qui n'a selon lui été appliquée "que 5 cinq fois depuis 1994", devienne "la peine automatique et obligatoire".

Car "sans sursaut, sans réarmement pénal, la 'vie paisible' (expression d'Emmanuel Macron, NDLR) ne sera qu'un vain slogan", a tweeté le patron des députés LR Damien Abad.

Retailleau veut "faire reculer cette sauvagerie"

"La priorité absolue doit être d'opérer une révolution pénale pour rétablir l'autorité de l'État et faire reculer cette sauvagerie", a abondé celui des sénateurs LR Bruno Retailleau, tandis que le député LR Éric Ciotti a accusé le gouvernement de "regarder ailleurs" quand "la France sombre chaque jour de plus en plus dans le chaos".

Le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France et candidat à la présidentielle Xavier Bertrand a réclamé que "le criminel (soit) puni avec la plus grande sévérité".

"Tué alors qu'il assurait sa mission et nous protégeait. Jusqu'à quand cette insupportable inversion des valeurs?", a demandé Laurent Wauquiez, président d'Auvergne-Rhône-Alpes.

À l'extrême droite, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s'est dite "en colère": "Il est urgent que l'État protège" les forces de l'ordre, a-t-elle exhorté dans un tweet.

Pour le numéro deux du RN Jordan Bardella, ce meurtre révèle "une autre forme de séparatisme: celui des zones de non-droit, où la Justice ne fait plus peur. Si on ne change pas radicalement notre politique pénale, nous resterons condamnés à subir."

"Contre les voyous: la guerre doit être totale", a lancé le président de Debout la France Nicolas Dupont Aignan.

Quatennens appelle à "changer de méthode"

À gauche, le numéro deux de La France insoumise (LFI) Adrien Quatennens a appelé sur Sud Radio à "changer de méthode" dans la lutte contre les trafics et à "ouvrir le débat sur la légalisation du cannabis", car "le tout répressif ne fonctionne pas".

"Un homme est tué du fait de trafics de drogue. Honneur à la victime. Guerre aux trafiquants. Pas de récupération politicienne", a tweeté le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.
"Insupportable", a tweeté le député et porte-parole du PS Boris Vallaud. "Tristesse et colère" pour la cheffe des députés PS Valérie Rabault, tandis que le patron du PCF Fabien Roussel s'est dit "révolté".

Chez les écologistes, le maire EELV de Grenoble Éric Piolle a dit sa "pensée fraternelle" aux "équipiers" du policier, "mobilisés chaque jour pour notre sécurité dans des conditions souvent difficiles".

C.M. avec AFP